Né le 5 avril 1914 à Fourmies (Nord), fusillé le 8 avril 1944 à Saint-Quentin (Aisne) ; installateur de chauffage ; résistant au sein des FTPF, détachement La Corse 22.

Marié, sans enfant et domicilié à Fourmies, André Wannin fut arrêté à Busigny (Nord) avec d’autres résistants de son groupe, le 4 février 1944, par la Sipo-SD de Saint-Quentin, pour actes de franc-tireur, attentats et sabotages de voies ferrées.
Mobilisé en 1939, André Wannin avait pu traverser la Manche au mois de juin 1940, lors de l’évacuation de la poche de Dunkerque. Il revint ensuite en France, par Brest (Finistère), où il reprit la campagne. Fait prisonnier, il parvint à s’évader.
Membre des FTPF depuis le 15 août 1943, il participa à l’attaque de porteurs de tickets de ravitaillement. En contact avec les frères Edmond et Lucien Desjardin, de Busigny, il chercha ensuite à entrer dans le groupe de Saint-Quentin.
Emprisonné à Saint-Quentin, il fut traduit devant le tribunal militaire allemand FK 602 de la ville (au 23 rue d’Isle). Condamnés à mort le 6 avril 1944, ses compagnons et lui furent fusillé le 8 au champ de tir de La Sentinelle, route de Cambrai, par les autorités allemandes.
Vingt-sept résistants furent abattus le même jour, comme le rappelle la plaque commémorative posée sur le mur de l’ancien tribunal allemand, et le monument de La Sentinelle.
Le nom d’André Wannin figure sur le monument commémoratif de Fourmies.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – G. Krivopissko, La vie à en mourir, op. cit. – Notes Jean-Pierre Besse. – Monument de La Sentinelle et plaque commémorative au 23 rue d’Isle (Saint-Quentin). — Site Internet : Généalogie Aisne.

Frédéric Stévenot

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