Né le 22 août 1907 à Lorient (Morbihan), fusillé comme otage le 22 octobre 1941 au terrain du Bêle à Nantes (Loire-Inférieure, Loire Atlantique) ; soudeur ajusteur ; militant communiste.

Tombe au cimetière militaire de la Chauvinière à Nantes
Tombe au cimetière militaire de la Chauvinière à Nantes
Robert Grassineau était le fils de Joseph Grassineau et de Jeanne Le Falhun. Adèle Grassineau, son épouse, lui donna une fille, Yolande, née au mois de septembre 1931. Le couple était domicilié rue d’Allonville à Nantes.
Selon le témoignage de Félix Moricet, chaudronnier à Donges, Robert Grassineau travaillait au moment de son arrestation sur un chantier de l’organisation Todt à la construction d’un blockhaus à Donges (Loire-Inférieure, Loire Atlantique). Il fut un temps hébergé par le couple Moricet. Le samedi il retournait à Nantes au domicile conjugal. Il fut arrêté sur son lieu de travail suite à une perquisition au domicile des Moricet où les autorités découvrirent un pistolet de gros calibre.
Il fut interné à partir du 6 octobre 1941 et condamné à mort par le tribunal militaire allemand de Nantes comme otage et pour détention d’armes à la suite de l’exécution du lieutenant-colonel Hotz.
Il a été fusillé le 22 octobre 1941 au terrain du Bêle à Nantes.
Le statut d’Interné Politique lui fut attribué en mars 1953.
Le comité départemental du souvenir des fusillés de Châteaubriant et de Nantes définit Robert Grassineau comme un militant ou un sympathisant communiste.
Il a sa tombe au cimetière militaire de la Chauvinière à Nantes
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen, 21P 458334. – J.-P. Besse, T. Pouty, Les fusillés. Répression et exécutions pendant l’Occupation (1940-1944), Éd. de l’Atelier, 2005. – Site du comité départemental du souvenir des fusillés de Châteaubriant et de Nantes.

Alain Prigent, Serge Tilly

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