Né le 18 juillet 1909 à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), mort le 18 juillet 1942 à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), cheminot à Chalon-sur-Saône ; militant communiste ; résistant FTPF de Saône-et-Loire.

Jules Catinot était le fils de Jules et de Françoise Clerc. Il se maria avec Reine Courot et était homme d’équipe au chemins de fer à Chalon-sur-Saône. Militant communiste, Jules Catinot fut un des premiers FTPF chalonnais. Il participa à l’attentat contre les troupes allemandes à l’école de Bourgogne avec Pierre Vendroux. Il fut arrêté par les Allemands à son poste de travail et incarcéré, le 10 juillet 1942, à la prison de Chalon-sur-Saône, rue d’Autun.
Deux versions sont données de sa mort : assassiné dans sa cellule ou suicidé. Lors de son interrogatoire, il avait tenté de s’enfuir en sautant du premier étage de la prison mais fut repris et interrogé de nouveau et torturé. Il décéda des suites de ses blessures et des coups reçus le 18 juillet 1942. Il était marié et laissait sept orphelins.
Il obtint la mention « mort pour la France » apposée sur son acte de décès le 24 novembre 1947.
Son nom figure sur le monument aux morts et la stèle commémorative SNCF, à Chalon-sur-Saône et sur la plaque commémorative régionale de la SNCF en gare de Lyon-Perrache.
Sources

SOURCE : André Jeannet, Mémorial de la Résistance en Saône-et-Loire. Biographie de résistants, Mâcon, 2005, JPM.— Véronique Desormeaux et Thomas Fontaine dans Cheminots victimes de la répression 1940-1945 Mémorial, sous la direction de Thomas Fontaine, éd. Perrin/SNCF, Paris 2017.— Rail et mémoire.

André Jeannet, Jean-Louis Ponnavoy

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