Né le 6 août 1904 à Teuillac (Gironde), fusillé comme otage le 21 septembre 1942 au camp de Souge, commune de Martignas-sur-Jalle (Gironde) ; lamineur ; militant communiste ; résistant.

Hilaire Saura
Hilaire Saura
Fils d’Hilaire Saura et de Ramone Roson, espagnols, cultivateurs, Hilaire Saura, lamineur vivant 21 avenue César à Floirac (Gironde), s’était marié le 30 juin 1928 à Floirac avec Maria Ballarin del Carmen. À partir de 1928, il travailla aux Établissements métallurgiques de la Gironde (EMG). Militant communiste, il y organisa notamment une occupation d’usine au moment des grèves de 1936.
Durant l’Occupation, Hilaire Saura poursuivit ses activités militantes. Résistant communiste, membre d’une organisation communiste de propagande clandestine, il était, selon un rapport du 20 septembre 1942, « un fonctionnaire de longue date, dans l’illégalité depuis le début de 1942 », et « avait été prévu pour la direction de l’arrondissement, mais n’a pas pu se développer complètement car il a été appréhendé ». En effet, il avait été arrêté à Bordeaux alors qu’il se rendait à un rendez-vous.
Incarcéré au fort du Hâ ou au camp de Mérignac, il fut désigné comme otage. Malgré l’intervention en sa faveur du directeur des EMG, qui écrivit au maire de Floirac le 7 juillet 1942 pour lui spécifier que « si Saura a pu être autrefois au Parti communiste (PC), je ne pense pas que depuis la guerre son attitude ait été critiquable » et le prier de donner crédit à son soutien (« J’espère qu’il vous sera possible de tenir compte de l’attestation que je n’hésite pas à donner à cet ouvrier »), et en dépit du soutien que le maire de Floirac semble lui avoir apporté à son tour auprès du préfet de Gironde, Hilaire Saura fut exécuté comme otage le 21 septembre 1942 au camp de Souge par les autorités allemandes, en représailles à l’attentat du cinéma Rex à Paris.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen, B VIII dossier 3 (Notes Thomas Pouty). — René Terrisse, Face aux pelotons nazis, Souge, le Mont-Valérien du Bordelais, Éd. Auberon, 2000. — Comité du souvenir des fusillés de Souge, Les 256 de Souge, p. 118 — Site Souge. — État civil.

Julien Lucchini

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