Né le 11 mars 1920 à Brou (Eure-et-Loir), fusillé comme otage le 30 avril 1942 au champ de tir de Chavannes à Lèves ( Chartres, Eure-et-Loir) ; ouvrier métallurgiste ; militant communiste ; résistant FTPF.

Fils d’Oscar Cormier, entrepreneur de battage, et de Jeanne Tubault, épicière, Jean Cormier, métallurgiste, s’était marié le 19 mai 1941 à Chartres (Eure-et-Loir) avec Marthe Dupoty et était père d’un enfant.
Le 24 mars 1942, il fut arrêté à son domicile de Chartres par la police française à la suite de l’attentat contre une librairie allemande de la ville. Résistant communiste, il appartenait au groupe de Raymond Brousse, dont les membres avaient dirigé cet attentat. Interrogé, Jean Cormier s’affirma résistant FTP depuis février 1941, ce qui semble peu plausible. Selon des déclarations de résistants FTP, il avait rejoint le Front national en 1941, puis les FTP en janvier 1942.
Jean Cormier avait été arrêté à la suite d’une dénonciation. Incarcéré à la prison de Chartres, il fut désigné comme otage, et fusillé comme tel par les autorités allemandes le 30 avril 1942 au champ de tir de Chavannes, en représailles à l’attentat de Paris du 20 avril contre un soldat allemand.
Arrêtés en même temps que lui, Raymond Brousse, Jean Cormier et Maurice Maugé ont été fusillés le même jour.
Le nom de Jean Cormier est inscrit sur le monument aux morts de la Seconde Guerre mondiale de Chartres.et sur le Mémorial des Fusillés du champ de tir de Chavannes.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen, B VIII dossier 3 (Notes Thomas Pouty). – Mémorial GenWeb. – État civil — Site Association ARMREL.

Julien Lucchini

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