Né le 10 mars 1905 à Asnières (Seine, Hauts-de-Seine), exécuté sommairement le 24 mars 1944 à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) ; chef de chantier ; résistant au sein des Forces françaises Combattantes (FFC), réseau Mithridate.

Fils d’Eugène Despradelle et de Cécile Jouannaud, marchands de vins, Isidore Despradelle, plus communément appelé André, devint conducteur de travaux pour les chantiers publics aux Établissement PATURAUD. Il s’était marié le 27 avril 1931 à Flers (Orne) avec Geneviève Collin et n’avait pas d’enfants. Il habitait impasse des 4 Granges à Montferrand, quartier de Clermont-Ferrand.
Selon sa citation à l’ordre de l’armée, il entra dans la Résistance en juillet 1943 comme agent de renseignements. Son certificat d’appartenance aux Forces françaises Combattantes établit qu’il a servi comme agent P2 à compter du 1er janvier 1943 jusqu’au 24 mars 1943 en qualité de chargé de mission de 3ème classe, homologué sous-lieutenant.
C’est au cours d’une de ses missions que le 14 février 1944, il fut arrêté à Clermont-Ferrand pour « espionnage et aide à l’ennemi ». Résistant, membre du réseau Mithridate comme agent de renseignements depuis juillet 1943, il fut incarcéré à la prison militaire du 92e RI à Clermont-Ferrand.
Le tribunal du Commandement allemand de la zone militaire de la France-Sud l’a condamné à mort pour espionnage par jugement du 14 mars 1944.
Désigné comme otage par les autorités allemandes, Isidore Despradelle a été fusillé comme tel, le 24 mars 1944, à Clermont-Ferrand avec treize autres détenus, en représailles à l’attentat commis le 9 mars contre une colonne allemande rue Montlosier. Après sa mort, l’examen médical précisait que le corps présentait dix plaies d’entrées par balle et que ses mains étaient liées en avant du corps.
Reconnu "Mort pour la France", il a reçu à titre posthume la carte de Combattant volontaire de la Résistance (CVR) le 4 janvier 1952. Il a reçu le 14 janvier 1948 la Croix de Guerre avec palme. Il a été homologué sous-lieutenant à titre posthume le 16 juin 1948, avec prise de rang le 1er mars 1944. Il a en outre été homologué FFI et DIR.
Il n’a pas de dossier personnel au service historique de la Défense.
Son nom figure sur la plaque commémorative de l’église Jeanne-d’Arc (Clermont-Ferrand).
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen, 72 Boîte VIII, Liste S 1744 (Notes Thomas Pouty). – Arch. dép. du Puy-de-Dôme, 2546 W 5302. Dossier demande attribution carte CVR pour André Despradelle .— Arch. dép. du Puy-de-Dôme 908 W 65 et 908 W 89. Enquêtes sur crimes de guerre .— Mémorialgenweb .— État civil.

Julien Lucchini, Eric Panthou

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