Né le 10 août 1918 à Biel (Saragosse, Espagne), fusillé le 8 juin 1944 à la caserne du Colombier à Rennes (Ille-et-Vilaine) ; menuisier ; membre du groupe FTP-MOI de l’UNE (Union nacional espanola).

Dans la nécropole nationale</br> de Sainte-Anne-d'Auray
Dans la nécropole nationale
de Sainte-Anne-d’Auray
Sur la stèle des fusillés </br>de la caserne du Colombier à Rennes
Sur la stèle des fusillés
de la caserne du Colombier à Rennes
SOURCE :
Photos Jean-Pierre et Jocelyne Husson
Fils de Eugenio Domingo et de Petra Montori Otal, Lorenzo Montori Romeo, célibataire, a été arrêté le 20 mars 1944 en Ille-et-Vilaine à son domicile lors d’une vaste opération de la Sipo-SD qui aboutit à l’arrestation de presque une centaine de républicains espagnols sur l’ensemble de la Bretagne. Ces arrestations furent consécutives à la trahison de deux membres du réseau.
Résistant espagnol, Lorenzo Montori Romeo était membre de l’UNE, branche des Francs-tireurs et partisans français-Main-d’œuvre immigrée (FTP-MOI), lié organiquement au Parti communiste espagnol clandestin. Ce groupe était placé sous les ordres de Florès Cano et d’Antonio Barrios Ures, selon un rapport de Louis Pétri. Membre des groupes armés du réseau Deportistas, il participa aux attentats contre les cinémas de Rennes (Royal et Select), l’hôtel du Commerce et contre des transformateurs électriques à Nantes et à Rennes. Il fut impliqué également dans trois déraillements.
Neuf résistants espagnols furent impliqués dans cette affaire. Incarcéré à la prison Jacques-Cartier de Rennes, Lorenzo Montori Romeo a été condamné à mort le 7 juin 1944 pour « actes de franc-tireur » par le tribunal militaire FK 748 de Rennes. Il a été fusillé le lendemain 8 juin 1944 au Colombier à Rennes (Ille-et-Vilaine) avec ses huit autres camarades (Leoncio Molina Cabre, Pedro Florès Cano, Tomas Hernandez Diaz, Ramon Nieto, Antonio Sebastian Molero, Dionisio Garcia Rubio, Teofilo Turcado Arenas et Antonio Barrios Ures).

Lorenzo Montori Romeo est inhumé dans la nécropole nationale de Sainte-Anne d’Auray (Morbihan).

Il a obtenu la mention « Mort pour la France ».

En Ille-et-Vilaine à Rennes, le nom de Lorenzo Montori Romeo est inscrit sur la stèle des fusillés de la caserne du Colombier et sur le monument de la Résistance érigé dans le cimetière de l’Est.
Sources

SOURCES : Arch. Dép. Ille-et-Vilaine 1045W50. – DAVCC, Caen, Liste S 1744 (Notes Thomas Pouty et Jean-Pierre Besse). — J.-P. Besse, T. Pouty, Les fusillés. (1940-1944), op. cit. —Gabrielle Garcia, Isabelle Matas, La mémoire retrouvée des Républicains espagnols. Paroles d’exilés en Ille-et-Vilaine, Rennes, Éd. Ouest-France, 2005. — Renée Thouanel (sous la dir.), La Maltière (1940-1944), Éd. Mairie de Saint-Jacques-de-la-Lande, 2012. — Notes et photographies de Jean-Pierre et Jocelyne Husson. — État civil.

Alain Prigent, Renée Thouanel, Serge Tilly

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