Né le 8 janvier 1917 à Toledo (Espagne), fusillé le 8 juin 1944 à Rennes (Ille-et-Vilaine) ; résistant au sein des FTP-MOI.

Dans la nécropole nationale </br>de Sainte-Anne-d'Auray
Dans la nécropole nationale
de Sainte-Anne-d’Auray
Sur la stèle des fusillés</br> de la caserne du Colombier
Sur la stèle des fusillés
de la caserne du Colombier
SOURCE :
Photos Jean-Pierre et Jocelyne Husson
Domicilié à Quimperlé (Finistère), Teofilo Turcado Arenas fut arrêté fin mars 1944 en Ille-et-Vilaine lors d’une vaste opération de la Sipo-SD qui aboutit à l’arrestation de presque une centaine de républicains espagnols sur l’ensemble de la Bretagne. Ces arrestations furent consécutives à la trahison de deux membres du réseau.
Résistant espagnol, Teofilo Turcado Arenas était membre de l’Union nacional espanola (UNE). Le groupe de l’UNE, branche des Francs-tireurs et partisans-Main-d’œuvre immigrée (FTP-MOI), lié organiquement au Parti communiste espagnol clandestin, était placé sous les ordres de Pedro Flores Cano et d’Antonio Barrios Ures, selon un rapport de Louis Pétri. Membre des groupes armés du réseau Deportistas, Teofilo Turcado Arenas participa aux attentats contre les cinémas de Rennes (Royal et Select), contre l’Hôtel du Commerce et contre des transformateurs électriques à Nantes (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique) et à Rennes. Il fut impliqué également dans trois déraillements de trains.
Neuf résistants espagnols furent impliqués dans cette affaire. Incarcéré à la prison Jacques-Cartier de Rennes, Teofilo Turcado Arenas fut condamné à mort le 7 juin 1944 pour « actes de franc-tireur » par le tribunal militaire FK 748 de Rennes. Il a été fusillé le lendemain, 8 juin 1944, à la caserne du Colombier à Rennes avec ses huit camarades (Leoncio Molina Cabre, Pedro Flores Cano, Tomas Hernandez Diaz, Ramon Nieto, Antonio Sebastian Molero, Lorenzo Montori Romeo, Dionisio Garcia Rubio et Antonio Barrios Ures).

Teofilo Turcado Arenas est inhumé dans la nécropole nationale de Sainte-Anne d’Auray (Morbihan) sous le prénom francisé de « Théophile ».

Il a obtenu la mention « Mort pour la France ».

En Ille-et-Vilaine à Rennes, le nom de Teofilo Turcado Arenas est inscrit sur la stèle des fusillés de la caserne du Colombier et sur le monument de la Résistance érigé dans le cimetière de l’Est.
Sources

SOURCES : Arch. Dép. Ille-et-Vilaine, 1045W50. — DAVCC, Caen, Liste S1744 (Notes Thomas Pouty et Jean-Pierre Besse). — J.-P. Besse, T. Pouty, Les fusillés (1940-1944), op. cit. — Gabrielle Garcia, Isabelle Matas, La mémoire retrouvée des Républicains espagnols. Paroles d’exilés d’Ille-et-Vilaine, Rennes, Éd. Ouest-France, 2005. — Renée Thouanel (sous la dir.), La Maltière (1940-1944), Éd. Mairie de Saint-Jacques-de-la-Lande, 2012.— Notes et photographies de Jean-Pierre et Jocelyne Husson.

Alain Prigent, Renée Thouanel, Serge Tilly

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