Né le 10 juin 1922 à Mandeure (Doubs), fusillé le 14 avril (ou le 10 avril) 1944 après condamnation à la citadelle de Besançon (Doubs) ; ajusteur ; résistant FTPF.

Célibataire, ajusteur (rectifieur de profession), Robert Chochard résidait à Beaulieu-Mandeure et son nom est inscrit à ce titre sur le monument aux morts 1939-1945 de la commune de Mandeure, au sud de Montbéliard (Doubs).
Il s’engagea dans les Francs-tireurs et partisans français (FTPF) – groupe Bara. Ce groupe, formé dans le secteur de Valentigney par René Wolf, comprenait une trentaine d’hommes. Son opération la plus connue fut l’attaque avec le groupe Fridelance, de la prison de Montbéliard le 13 décembre 1943 (huit prisonniers libérés qui rejoignirent le groupe Bara). Dénoncé, le groupe subit une violente répression qui débuta dès le 3 janvier 1944. Le groupe Bara dut se disperser. Quelques-uns quittèrent la région ; une partie autour de Pierre Fridelance gagna une ferme au lieu-dit Les Combes de l’Auge dans la commune du Friolais, près de Maîche.
Le 19 février 1944, ce maquis ravitaillé par le groupe Jacquemai fut attaqué par les GMR (Groupes mobiles de réserve) et la police de Vichy : cinq tués, deux blessés parmi les maquisards. À la suite de l’opération, avec trois camarades (Chaillard et Crinquand) dont un blessé (Ferrari), Robert Chochard partit se réfugier chez Mme Tissot près de Bethoncourt. Suite aux interrogatoires et dénonciations, il fut arrêté par la Sipo-SD dans la nuit du 7 au 8 mars 1944, à Vyans-le-Val en Haute-Saône, au nord de Montbéliard. Il fut conduit à Besançon et emprisonné à la prison de la Butte, sous les motifs d’accusation « actes de franc-tireur : assassinats et attentats contre écluses et voies ferrées ». Jugé à Besançon, par le tribunal militaire allemand (tribunal de la Feldkommandantur 560) avec Chaillard, Crinquand et Ferrari, le 4 avril 1944, il fut condamné à mort. Il a été fusillé avec ses camarades, le 14 avril (ou le 10 avril) 1944 par les autorités allemandes dans l’enceinte de la citadelle de Besançon. Son nom figure à ce titre sur le monument commémoratif « Aux Martyrs de la Résistance » établi dans la citadelle.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Mémorial GenWeb. – Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon (monument de Maîche). – DVDrom, AERI, La Résistance dans le Doubs. – Fanny Monin, « Les fusillés dans le département du Doubs de 1941 à 1944 », mémoire de master 1, Université de Franche-Comté, 2009.

Michel Thébault

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