Né le 8 janvier 1924 à Marpent (Nord), fusillé le 20 juin 1944 à Seclin (Nord) ; employé au secrétariat des Renseignements généraux ; résistant au sein des FTPF.

Célibataire, demeurant à Jeumont (Nord), Claude Olivier travaillait à Feignies (Nord). Il fut arrêté à Boussois (Nord) le 16 mars 1944 par la Feldgendarmerie de Maubeuge, pour sabotage. Il était membre des FTPF du secteur de Jeumont depuis le 1er janvier 1943. Il fut arrêté à la suite du sabotage de la voie ferrée du lieu-dit « Les Bons Pères » (Assevent, Nord). Surpris sur une patrouille allemande, le groupe fut accroché ; Delmotte, Defresnes, et Claude Olivier furent blessés et arrêtés. D’autres membres du groupe furent capturés par la suite (Aimable Liénard, Ali Laoubi...).
Claude Olivier fut interné à la prison de Maubeuge (Nord) jusqu’au 25 mars, puis à la Kommandantur de Valenciennes (Nord), avant d’être transféré le 28 avril à la prison de Loos-lès-Lille (Nord).
Au terme de l’instruction, Claude Olivier devait comparaître, avec seize autres résistants du secteur de Jeumont devant le tribunal spécial du 65e corps d’armée allemand. Ce dernier, qui relevait de « l’ange gardien des V1 », un appareil de répression formé d’un groupe du contre-espionnage nazi, avait pour mission unique la protection des constructions spéciales destinées aux armes secrètes de Hitler en France. Qui plus est, depuis le 4 mars 1944, le domaine de compétence de cette cour martiale secrète avait été étendu aux sabotages visant les voies de chemin de fer desservant ces différents sites.
Le 20 juin 1944, Claude Olivier fut condamné à mort à la citadelle de Lille et aussitôt fusillé dans le plus grand secret au fort de Seclin.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Fonds « Michel Rousseau » (La Coupole). – Laurent Thiery, La répression allemande dans le Nord de la France (1940-1944), Lille, Presses du Septentrion, 2013, p. 239-256. – Mémorial GenWeb.

Frédéric Stévenot, Laurent Thiery

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