Né le 8 juillet 1919 à Paris (IVe arr.), fusillé le 8 décembre 1943 au champ de tir de Challuy, Nevers (Nièvre) après condamnation à mort ; ouvrier agricole ; résistant.

Fils naturel de Maria, Jeanne Chevalier, domicilié à Gannay-sur-Loire (Allier), commune limitrophe à la Nièvre, Jean Chevalier travaillait comme jardinier au service du résistant Georges Peigues à Beaulon. Il est également présenté comme omestique cultivateur chez Vincent Dinet au domaine des Terriens
Agent du réseau « Action » du Bureau des opérations aériennes (BOA), région CDP3, il participait à la récupération et au camouflage des parachutages d’armes avec le groupe de l’Armée secrète (AS) de Gannay dirigé par Henry Lamy, alias lieutenant Claude, percepteur à Chevagnes (Allier). Sur dénonciation, la police allemande Sipo-SD arrêta à Ganay une partie du groupe le 9 octobre 1943 et saisit, ce jour, un important stock d’armes. Un mois plus tard, le 8 novembre, trois autres résistants dont François Veillerot et Jean Chevalier furent arrêtés. Il fut incarcéré à la prison allemande la Mal-Coiffée de Moulins, et le tribunal allemand de Nevers FK 568, le condamna à mort, pour « actes de franc-tireur » le 29 novembre 1943.
Le 8 décembre, au champ de tir de Challuy, les six résistants de Gannay, Jean-Marie Faure, François Veillerot, Jean Roy ont été fusillés à 7 h 38, les frères Gaillard, Maurice et Marcel, et Jean Chevalier à 8 heures.
Les victimes furent inhumées au cimetière de Nevers, puis leurs noms gravés sur le monument Montambert de la ville. À proximité du monument aux morts de Gannay-sur-Loire, un panneau présente les photographies des six fusillés.
Jean Chevalier a reçu la mention « Mort pour la France » le 12 juillet 1945.
Nevers, champ de tir de Challuy (12 janvier 1942-30 juin 1944)
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Arch. Dép. Nièvre, 999W1960. – Témoignage de Jacqueline Baynac. – Mémorial GenWeb. – État civil.

Annie Pennetier

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