Né le 27 février 1885 à Équeurdreville (Manche), fusillé le 1er octobre 1942 à Saint-Lô (Manche) ; chef fossoyeur ; résistant, membre du Front national.

Fils de Ferdinand, charpentier à la mairie, et de Eugénie Vasselin, ménagère, Pierre Vastel se maria le 27 octobre 1914 à Équeurdreville (Manche) avec Gabrielle Michel puis le 25 octobre 1919, toujours à Équeurdreville (Manche), avec Léonie Lesage.
Sympathisant communiste avant-guerre, Pierre Vastel résidait à Équeurdreville au lieu-dit le « Tôt-Neuf », où il était employé municipal, gardien de cimetière et fossoyeur.
En juin 1940, il entra en contact avec Henri Corbin, responsable du Parti communiste, et participa à la constitution de petits groupes de patriotes affiliés à cette organisation clandestine. Une part de l’activité de Pierre Vastel était consacrée à l’impression et à la diffusion d’écrits patriotiques et antinazis ; Juliette Defrance procura la ronéo. Il cacha des armes et le matériel d’imprimerie dans un caveau du cimetière. Il assura aussi l’hébergement de militants illégaux, notamment Louis Canton, dit « Henri », Roger Bastion dit « Louis », Alfred Bizet dit « Albert ».
Vers juillet 1941, il mit en place un comité du Front national, large mouvement initié dans la Manche par André Defrance, et qui regroupa des partisans venus d’horizons politiques divers.
À la fin de , Pierre Vastel intègra les FTP, formation de combat du Front national. Ses qualités de courage et de dévouement le désignent comme chef de section avec le grade de sous-lieutenant. En juin 1942, il participe à l’incendie de matériaux appartenant à l’armée d’occupation, entreposés à l’entreprise Grouard à Cherbourg, ainsi qu’à la destruction d’autres stocks allemands près de la cité Chantereyne.
Dans le livre Le convoi du 24 janvier, Charlotte Delbo note que Marie Lesage, belle-sœur de Pierre Vastel, avait hébergé à la demande de celui-ci des combattants du Front national. Elle fut arrêtée le 18 février 1942 et déportée le 24 janvier 1943 et mourut dès le mois de mars.
Il fut arrêté le 14 août 1942 à Équeurdreville par la Sipo-SD pour « intelligence avec l’ennemi et menées terroristes ». Il fut emprisonné à Cherbourg, puis à Saint-Lô.
Condamné à mort le 18 septembre 1942 par le tribunal militaire allemand de Saint-Lô (FK 722), Pierre Vastel a été fusillé le 1er octobre 1942 à Saint-Lô.
Sources

SOURCES : AVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). — Archives d’André Defrance. — Notes de Yves Jégouzo. — Memoire vive.org

Delphine Leneveu, Claude Pennetier

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