Né le 15 décembre 1910 à Elbeuf (Seine-Inférieure, Seine-Maritime), fusillé comme otage le 10 mai 1942 à Compiègne (Oise) ; ouvrier du textile, militant syndicaliste.

Fils de journaliers, Maurice Boulet fut arrêté chez lui par la police française le 22 octobre 1941. Le 21 octobre avait commencé une rafle générale parmi les milieux communistes dans tout le département. Environ cent cinquante à deux cents arrestations dites préventives touchèrent les militants notoires d’avant septembre 1939. Ce coup de filet qu’on opéra à d’autres dates dans d’autres départements servit à constituer un contingent d’otages face aux attentats communistes qui débutèrent à l’été 1941. Maurice Boulet était domicilié 34 rue Proudhon à Elbeuf. D’abord emprisonné à Rouen à la prison Bonne-Nouvelle, il fut transféré à Compiègne.
Il a été fusillé comme otage par les Allemands le 10 mai 1942, près du Camp d’internement de Compiègne-Royallieu, dans le cadre de la politique allemande des otages, en représailles à un attentat contre deux soldats allemands à Elbeuf le 2 mai 1942. À ses côtés, Jean Delatre et Ursin Scheid tous deux de Petit-Quevilly, ainsi que Gustave Lecomte, d’Oissel, furent également fusillés sur ordre du « Commandant des forces militaires allemandes en France ».
Maurice Boulet était ainsi présenté sur les fiches fournies par la police française : « 1936-1939, délégué de la CGT. Communiste particulièrement dangereux ».
Homologué résistant.
Sources

SOURCES : Arch. Dép. Seine-Maritime, cote 51 W 428. – Serge Klarsfeld, Le livre des otages, Paris, 1979, p. 60. — Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 80009 (nc)

Jean-Paul Nicolas

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