Né le 5 juillet 1908 à Ingrannes (Loiret), fusillé le 8 octobre 1943 à Saint-Jean-de-la-Ruelle (Loiret) ; mécanicien SNCF ; résistant au Front national de lutte pour la liberté et l’indépendance de la France, et au sein des FTPF, groupe Chanzy, section d’Orléans.

Marié, père d’un enfant et demeurant à Orléans (Loiret), Henri Martin fut arrêté par la police française (SPAC, Service de police anticommuniste) le 10 juin 1943, pour « actes de franc-tireur » et « association de malfaiteurs et menées communistes ».
Il était effectivement membre du Front national de lutte pour la liberté et l’indépendance de la France (décembre 1942), puis FTPF (depuis mai 1943). Comme les autres, Henri Martin fut dénoncé par Albert Méresse, chef du groupe Chanzy (condamné à mort en septembre 1945 et exécuté). Il avait participé à plusieurs attentats et sabotages.
Interné à la prison d’Orléans, Henri Martin fut déféré avec ses camarades devant le tribunal militaire allemand FK 589 siégeant dans la même ville, qui les condamna à mort le 1er octobre 1943. Un peloton d’exécution allemand les fusilla le 8 octobre 1942, entre 7 heures et 7 h 40, à Saint-Jean-de-la-Ruelle.
La Délégation générale du gouvernement français dans les territoires occupés (DGTO) était intervenue le 5 octobre, en vain.
Un rapport du préfet du Loiret indique que celui-ci s’était plaint de ce que la police française ait été dessaisie de l’affaire au profit des Allemands.
Henri Martin fut inhumé au cimetière de Chaingy, avec Lerouge, Roblin et Jacquet.
Sources

SOURCE : DAVCC, Caen, B VII, 0928, B VIII dossiers 3 et 4 ; Liste S 1744, réf. 312/43 (Notes Thomas Pouty).

Frédéric Stévenot

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