Né le 27 janvier 1922 à Orléans (Loiret), fusillé le 8 octobre 1943 à Saint-Jean-de-la-Ruelle (Loiret) ; mécanicien ; résistant au sein des FTPF, groupe Chanzy.

Célibataire et demeurant à Orléans, Guy Vergracht fut arrêté le 8 juin 1943 par la police française (Service de police anticommuniste, SPAC), pour « actes de franc-tireur » et « menées communistes ».
Réfractaire au Service du travail obligatoire (STO), il était effectivement membre des Francs-tireurs et partisans français (FTPF) depuis avril 1943. Il avait participé à des sabotage sur la ligne Paris-Orléans-Saint-Cyr-En-Val et à différents cambriolages. Comme les autres, il fut dénoncé par Albert Méresse, chef du groupe Chanzy (condamné à mort en septembre 1945 et exécuté). Son beau-frère, Charles Cathelineau, plâtrier à Orléans et aussi dénoncé par Albert Méresse, réussit à s’échapper avant son arrestation.
Interné à la prison d’Orléans, Guy Vergracht fut déféré avec ses camarades devant le tribunal militaire allemand FK 589 siégeant dans la ville, qui les condamna à mort le 1er octobre 1943. Un peloton d’exécution allemand les fusilla le 8 octobre 1943, entre 7 heures et 7 h 40, à Saint-Jean-de-la-Ruelle.
Dix-sept résistants FTPF furent abattus ce matin-là, Marcelle Rivière ayant été condamnée à dix ans de travaux forcés. La Délégation générale du gouvernement français dans les territoires occupés (DGTO) était intervenue le 5 octobre, en vain. Un rapport du préfet du Loiret indique que celui-ci s’était plaint de ce que la police française ait été dessaisie de l’affaire au profit des Allemands.
Guy Vergracht fut inhumé au cimetière d’Ingré, avec Fernand Rivière, Antonin Leraut et Roland Lambert*.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen, B VII 0928, B VIII dossiers 3 et 4, Liste S 1744 (Notes Thomas Pouty). – Site Internet www.chanzy.org.

Frédéric Stévenot

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