Né le 10 janvier 1921 à Roncegno (Italie), fusillé le 29 juin 1943 après condamnation à la citadelle de Besançon (Doubs) ; tourneur sur métaux ; résistant Libération-Sud.

Naturalisé français, Attilio Dalceggio résidait au début des années 1940 à Giromagny (Territoire-de-Belfort). Célibataire, il y exerçait la profession de tourneur sur métaux. Réfractaire au Service du travail obligatoire (STO), il s’engagea dans la Résistance, au sein du groupe Libération-Sud à partir du début février 1943 et rejoignit le refuge de la Planche des Belles Filles (Haute-Saône).
Une opération armée menée par la Wehrmacht avec l’appui de la SIPO-SD et de la Feldgendarmerie de Belfort, contre le maquis en formation aboutit le 16 avril 1943 à sa capture et à son arrestation, en même temps qu’à celle de sept autres jeunes réfractaires du STO réfugiés dans le massif du Ballon d’Alsace. Il fut emprisonné à la caserne Friedrich de Belfort jusqu’à la fin mai puis transféré à la prison de la Butte à Besançon où il fut interné jusqu’à la fin. Accusé de « détention d’armes et de munitions », il fut jugé à Besançon, par le tribunal militaire allemand FK 560, le 21 juin 1943, en même temps que Lucien Pichenot et son ami Maurice Péroz, arrêtés dans les mêmes circonstances,et fut condamné à mort.
Il a été fusillé le 29 juin 1943 par les autorités allemandes dans l’enceinte de la citadelle de Besançon.
Il figure à ce titre sur le monument commémoratif « Aux martyrs de la Résistance » établi dans la citadelle.
Sources

SOURCE : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty).

Michel Thébault

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