Né le 4 décembre 1911 à Azans (Jura), fusillé après condamnation le 28 avril 1944 à la citadelle de Besançon (Doubs) ; ouvrier ajusteur SNCF ; militant syndicaliste ; résistant FTPF.

Marié et père de deux enfants, il résidait à Dole (Jura). Embauché en 1937 à la SNCF, il commença sa carrière au dépôt des Laumes (commune de Venarey-Lès-Laumes, dans le département de la Côte-d’Or) en qualité d’ouvrier chaudronnier puis revient à Dole en 1939.
Mobilisé en 1939, il rejoignit son corps, les 11e chasseurs à Vesoul (Vosges), et de là, partit au front. Fait prisonnier le 6 mai 1940, il fut rapatrié comme malade le 10 mai 1943. Après un séjour de quelques mois dans un sanatorium de la Côte-d’Or, il reprit son activité au dépôt de Dole comme ajusteur.
Il s’engagea dans la Résistance et devint membre des Francs-tireurs et partisans français (FTPF), réseau Résistance-Fer. Le groupe « FTP Ville » auquel il appartint a été directement organisé par Pierre Georges, alias « Colonel Fabien » et Pierre Durand lors de leur venue à Dole en 1943. Ce groupe était dirigé par Maurice Pagnon d’où le nom de bataillon Maurice Pagnon, Francs-tireurs et partisans, secteur de Dole sous lequel il fut également connu. Ce groupe effectua de nombreux déraillements, notamment sous le tunnel de Champvans, à Rochefort, Foucherans... ainsi que des actions contre les écluses de la Prise d’eau et de Bons repos.
Déjà militant syndicaliste, Bernard Oudot devint l’un des proches adjoints de Maurice Pagnon ; il participa à de nombreux attentats contre l’occupant, à des actes de sabotage, et à la diffusion de la presse clandestine, La Vie Ouvrière, l’Humanité, le Franc-Tireur. À la suite d’un travail de police, le groupe fut localisé et des arrestations s’en suivirent. Le responsable de ce groupe Maurice Pagnon, Bernard Oudot, Pierre Conreux ainsi que Gilbert Poulet furent arrêtés.
Bernard Oudot fut arrêté le 3 février 1944 à Dole. Il fut immédiatement transféré à Besançon et emprisonné à la prison de la Butte pour toute la durée de son internement, sous les motifs d’accusation « actes de franc-tireur, participation à des attentats sur écluses et voies ferrées ».
Jugé à Besançon, par le tribunal militaire allemand (tribunal de la Feldkommandantur 560), le 18 avril 1944, il fut condamné à mort. Il a été fusillé, le 28 avril 1944 par les autorités allemandes dans l’enceinte de la citadelle de Besançon.
Il figure à ce titre sur le monument commémoratif « Aux Martyrs de la Résistance » établi dans la citadelle.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Témoignage d’Henri Mermoz. – www.cheminotcgtbfc.fr.

Michel Thébault

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