Né le 21 septembre 1919 à Bordeaux (Gironde), fusillé comme otage le 21 septembre 1942 au camp de Souge, commune de Martignas-sur-Jalle (Gironde) ; ajusteur ; militant communiste dans la clandestinité.

Fils d’Antoine Degain, manœuvre, et de Célestine Duguet, sans profession, André Degain, titulaire d’un CAP, entra à l’Atelier industriel de l’aéronautique (AIA). Ancien militant des Jeunesses communistes, il se mit en relation, dès son arrivée, avec les militants communistes de l’entreprise.
En septembre 1939, il poursuivit son engagement dans la clandestinité, après que le Parti communiste eut été interdit. Membre d’une organisation de propagande clandestine, il assurait la liaison avec les Jeunesses communistes.
Arrêté le 26 mai 1942 à Bordeaux, André Degain fut incarcéré au fort du Hâ ou au camp de Mérignac (Gironde). Il fut désigné comme otage par les autorités allemandes, qui le fusillèrent comme tel le 21 septembre suivant au camp de Souge, en représailles à l’attentat parisien du cinéma Rex.
Son nom figure sur le monument aux morts de Floirac, ainsi que sur le mémorial des fusillés de Souge, commune de Martignas-sur-Jalle. Il fut homologué résistant.
Sources

SOURCES : AVCC, Caen, B VIII dossier 3 (Notes Thomas Pouty). – Comité du souvenir des fusillés de Souge, Les 256 de Souge, op. cit. – Mémorial GenWeb. – État civil. — Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 165101 (nc). — Aperçus d’histoire sociale en Aquitaine, 1er trimestre 2002, n° 64, "Histoire et luttes des travailleurs de l’aéronautique de Gironde 1924-1958".

Julien Lucchini

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