Né le 10 mai 1921 à Chabeuil (Drôme), fusillé le 9 février 1944 à la prison Saint-Paul (Lyon, Rhône) ; résistant.

Fils de Félicien Recouras-Massaquant, cultivateur, et de Marie Olympe Vignon, ménagère, Henri Recouras-Massaquant, réfractaire au Service du travail obligatoire (STO) prit le maquis.
Sur ordre de la Résistance, il donna rendez-vous le 25 janvier 1944 à M. Ribot-Chapuis, un indicateur travaillant pour les Allemands, originaire comme lui de Chabeuil. Cette rencontre devait lui permettre d’infiltrer les milieux collaborationnistes. Ce 25 janvier, M. Ribot-Chapuis fut assassiné. Ses proches, sachant qu’il avait rendez-vous avec Henri Recouras-Massaquant, alertèrent les gendarmes. Il fut arrêté et accusé à tort du meurtre de ce collaborationniste.
Il fut transféré à la prison Saint-Paul de Lyon. Le 9 février 1944, dans une salle de la prison, la cour martiale du secrétariat général au maintien de l’ordre (SGMO) le condamna à mort. Le jour même, des Français le fusillèrent dans la cour de la prison.
_Henri Recouras-Massaquant obtint la mention « Mort pour la France ».
Sources

SOURCES : Virginie Sansico, La justice du pire. Les cours martiales sous Vichy, Éd. Payot, 2002. – Mémorial GenWeb. — État civil.

Jean-Sébastien Chorin

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