Né le 11 janvier 1922 à Khenchela (Algérie), fusillé le 1er octobre 1942 à la citadelle de Verdun (Meuse) ; surveillant de travaux à la SNCF ; résistant

Célibataire, Gaston Metzinger (ou Metzanger) résidait à Commercy (Meuse), 54 rue des Capucins. Engagé dans la Résistance, il avait volé des armes aux Allemands dans la gendarmerie de Commercy et les avaient jetées dans la rivière et non pas gardées à son domicile comme on l’a parfois écrit.
Suite à une enquête menée sur une affaire de vol de céréales, il fut arrêté le 12 septembre 1942 à Commercy par la Feldgendarmerie pour « détention de trois fusils de guerre ». Une vingtaine d’autres camarades de Gaston Metzinger furent arrêtés dans les mêmes circonstances.
Un Allemand a évité que toute la famille soit arrêtée et déportée, à condition que son père, René Metzinger, indique l’endroit où ces armes avaient été jetées par son fils.
Gaston Metzinger n’a dénoncé personne ce qui a sauvé la vie à certains de ses camarades résistants.
Il fut interné successivement à la prison de Commercy puis à celle de Verdun.
Condamné à mort le 24 septembre 1942 par le tribunal militaire allemand (FK 590) de Bar-le-Duc (Meuse) pour "complot contre la sûreté des troupes allemandes", Gaston Metzinger a été fusillé le 1er octobre 1942 à la citadelle de Verdun.
Il a obtenu le titre d’Interné résistant en 1960, et son nom figure sur le monument aux Morts de Commercy.
Son père a été déporté à Buchenwald puis à Auschwitz mais il en est revenu vivant et très affaibli (passage par le sanatorium du plateau d’Assy).
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). — Biographie par Cécile Hochard dans Cheminots victimes de la répression 1940-1945 Mémorial sous la direction de Thomas Fontaine, éd. Perrin/SNCF Paris, 2017, p. 1034. — Mémoire des Hommes. — Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 414402 (nc). — Courrier de son neveu, Philippe Rouyer (novembre 2020).

Delphine Leneveu, Dominique Tantin

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