Né le 29 décembre 1923 à Saint-Dié (Vosges), fusillé le 9 février 1944 à Épinal (Vosges) ; étudiant ; résistant au sein de l’Organisation civile et militaire (OCM).

Marié et demeurant à Saint-Dié, Jean Dorner était membre de l’OCM depuis le 17 janvier 1943, chargé des renseignements. Il était en outre l’adjoint du chef de groupe de Saint-Dié. Jean Dorner avait formé plusieurs groupes dans la région.
Il fut arrêté le 3 février 1944 dans le train de Saint-Dié à Épinal par la police judiciaire de Nancy, pour « actes de franc-tireur ». Il avait en effet participé à un attentat contre le commissariat de police, qu’il avait dirigé, et il était recherché pour cela par les autorités allemandes. Quatre policiers étaient membres du groupe, et il avait été prévu qu’ils se laissent désarmer un jour où ils étaient de garde. L’objectif était de voler des tickets.
De nombreux membres du groupe furent également arrêtés à cause de la bonne d’un médecin de Saint-Dié, maîtresse d’un résistant qui était également au PPF : René Barbier, Joseph Baumeler, Paul Jacquot, Henri Ketten, Gustave Koeberlé, Jean Lalevée, Albert Leclerc, Jules Michler, Pierre Picard*, René Reinstadler, Jean Schmitt, Maurice Thiébaut.
Incarcérés à la prison Charles-III, à Nancy (Meurthe-et-Moselle), puis à Épinal, tous furent déférés devant le tribunal militaire allemand FK 662 siégeant dans la ville, qui les condamna à mort le 26 février 1944. Un peloton d’exécution allemand les fusilla le lendemain (Jean Dorner fut abattu à 6 h 55).
La Délégation du gouvernement dans les territoires occupés (DGTO) n’avait pas autorisé à formuler un recours en grâce.
Le nom de Jean Dorner figure sur le monument des Fusillés vosgiens, à Épinal, dans le quartier de la Vierge. Il apparaît également dans un acte de mariage posthume à Courtelevant (Terr.-de-Belfort) en 1944, avec un enfant reconnu.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen, B VII, 1072 ; B VIII dossier 5 ; Liste S 1744, 311/44 ; Liste S 77/44 (Notes Thomas Pouty). – Mémorial GenWeb.

Frédéric Stévenot

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