Né le 1er juin 1918 à Lépanges (Vosges), fusillé le 9 février 1944 à Épinal (Vosges) ; gardien de la paix ; résistant au sein de l’Organisation civile et militaire (OCM).

Marié, père d’un enfant et demeurant à Saint-Dié (Vosges), Paul Jacquot était membre de l’OCM (dans le groupe local) depuis septembre 1943, chargé de fournir des cartes d’alimentation, des faux papiers, des tampons... Il fut arrêté le 2 février 1944 à Saint-Dié par la police judiciaire de Nancy, pour « actes de franc-tireur », après l’attaque contre le commissariat de police organisé par le groupe, l’objectif étant de voler des tickets. Quatre policiers, membres du groupe, devaient se laisser désarmer le jour où ils étaient de garde, mais rien n’indique que Paul Jacquot ait été de ceux-là.
De nombreux membres du groupe furent également arrêtés, dénoncés par la bonne d’un médecin de Saint-Dié, maîtresse d’un résistant qui était également au Parti populaire français (PPF) : Jean Dorner, René Barbier, Joseph Baumeler, Henri Ketten, Gustave Koeberlé, Jean Lalevée, Albert Leclerc, Jules Michler, Pierre Picard*, René Reinstadler, Jean Schmitt, Maurice Thiébaut.
Incarcérés à la prison Charles-III, à Nancy (Meurthe-et-Moselle), puis à Épinal, tous furent déférés devant le tribunal militaire allemand FK 662 siégeant dans la ville, qui les condamna à mort le 26 février 1944. Un peloton d’exécution allemand les fusilla le lendemain (Paul Jacquot fut abattu à 7 h 26).
Leur nom figure sur le monument des fusillés, à Épinal, dans le quartier de la Vierge.
La Délégation du gouvernement dans les territoires occupés (DGTO) n’avait pas été autorisée à formuler un recours en grâce.
Paul Jacquot a été déclaré « Mort pour la France », au titre des Forces françaises de l’intérieur (FFI).
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen, B VII, 1072, B VIII dossier 5, Liste S 1744, 311/44, Liste S 77/44 (Notes Thomas Pouty). – Site Internet Mémoire des Hommes (cote AC 21 P 57419).

Frédéric Stévenot

Version imprimable