Né le 17 février 1920 à Saint-Dié (Vosges), fusillé le 9 février 1944 à Épinal (Vosges) ; gardien de la paix ; résistant au sein de l’Organisation civile et militaire (OCM).

Marié, père d’un enfant et demeurant à Saint-Dié, Albert Leclerc était membre de l’OCM dans le groupe local. Il fut arrêté le 27 janvier 1944 par la police judiciaire de Nancy, pour « actes de franc-tireur », après une attaque contre le commissariat de police organisée par le groupe (à laquelle il participa), l’objectif étant de voler des tickets. Quatre policiers, membres du groupe, devaient se laisser désarmer le jour où ils étaient de garde, mais rien n’indique qu’Albert Leclerc ait été de ceux-là. De nombreux membres du groupe furent également arrêtés, dénoncés par la bonne d’un médecin de Saint-Dié, maîtresse d’un résistant qui était également au Parti populaire français (PPF) : Jean Dorner, René Barbier, Joseph BaumelerPaul Jacquot, Henri Ketten, Gustave Koeberlé, Jean Lalevée, Jules Michler, Pierre Picard*, René Reinstadler, Jean Schmitt, Maurice Thiébaut.
Incarcérés à la prison Charles-III, à Nancy (Meurthe-et-Moselle), puis à Épinal, tous furent déférés devant le tribunal militaire allemand FK 662 siégeant dans la ville, qui les condamna à mort le 26 février 1944. Un peloton d’exécution allemand les fusilla le lendemain.
Leur nom figure sur le monument des fusillés, à Épinal, dans le quartier de la Vierge.
La Délégation du gouvernement dans les territoires occupés (DGTO) n’avait pas autorisé à formuler un recours en grâce.
Sources

SOURCE : DAVCC, Caen, B VII, 1072 ; B VIII dossier 5, Liste S 1744, 311/44, Liste S 77/44 (Notes Thomas Pouty).

Frédéric Stévenot

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