Né le 30 août 1903 à Portieux (Vosges), fusillé le 4 mai 1944 à Épinal (Vosges) ; bûcheron ; résistant au sein du réseau Centurie.

Marié, père de quatre enfants et demeurant à Portieux, Georges Marchal était membre du réseau Centurie depuis le mois de novembre 1943. Il fut arrêté à Portieux, le 29 mars 1944, par la Sipo-SD, pour « constitution d’un dépôt d’armes et détention d’armes parachutées », après un parachutage qui avait effectivement eu lieu à Damas-aux-Bois (Vosges), le 3 mars précédent. De nombreux membres du groupe furent également arrêtés : Maurice Coindreau, Gustave Chardot, Marie Cossin, Eugène Huraux, Charles Jacquiert et Gustave Perrin.
Incarcérés à la prison de la Vierge à Épinal, tous furent déférés devant le tribunal militaire allemand FK 662 siégeant dans la ville, qui les condamna à mort le 4 mai 1944. Un peloton d’exécution allemand les fusilla le lendemain (Georges Marchal fut exécuté à 6 h 40).
La Délégation du gouvernement dans les territoires occupés (DGTO) avait formulé en vain un recours en grâce le 3 mai.
Le nom de tous ces résistants figure sur le monument des fusillés vosgiens, à Épinal, dans le quartier de la Vierge, ainsi que sur un monument dans le cimetière communal de Portieux (« Honneur et Patrie. Plutôt mourir que trahir. Hommage aux sept patriotes de Portieux fusillés pour avoir participé à un parachutage d’armes dans la forêt de Damas-aux-Bois [88] »), sur une stèle dans l’église et sur le monument aux morts du village.
Georges Marchal était titulaire de la Légion d’honneur, de la Croix de guerre et de la Médaille de la Résistance.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen, B VII, 1127, B VIII dossier 5, Liste S 1744, 307/44, Liste S 86/44 (Notes Thomas Pouty). – Mémorial GenWeb.

Iconographie
Iconographie : http://www.memorial-genweb.org/ memorial2/html/fr/complementter.php?id=3424623&largeur=1440&hauteur=900

Frédéric Stévenot

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