Né le 26 avril 1926 à Salles (Bas-Rhin), fusillé le 9 février 1944 à Épinal (Vosges) ; épicier ; résistant au sein de l’Organisation civile et militaire (OCM).

Célibataire et demeurant à Saint-Dié (Vosges), Jules Michler était membre de l’OCM dans le groupe local. Il fut arrêté dans le département par la police judiciaire de Nancy, pour « actes de franc-tireur », après l’attaque contre le commissariat de police organisé par le groupe (à laquelle il participa), l’objectif étant de voler des tickets. Quatre policiers, membres du groupe, devaient se laisser désarmer le jour où ils étaient de garde.
De nombreux membres du groupe furent également arrêtés, dénoncés par la bonne d’un médecin de Saint-Dié, maîtresse d’un résistant qui était également au Parti populaire français (PPF).
Incarcérés à la prison Charles-III, à Nancy (Meurthe-et-Moselle), puis à Épinal, tous furent déférés devant le tribunal militaire allemand FK 662 siégeant dans la ville, qui les condamna à mort le 26 février 1944. Un peloton d’exécution allemand les fusilla le lendemain. Leur nom figure sur le monument des fusillés, à Épinal, dans le quartier de la Vierge (celui de Michler sous la dénomination de Jules Meckler).
La Délégation du gouvernement dans les territoires occupés (DGTO) n’avait pas autorisé à formuler un recours en grâce.
Sources

SOURCE : DAVCC, Caen, B VII, 1072, B VIII dossier 5, Liste S 1744, 311/44, Liste S 77/44 (Notes Thomas Pouty).

Frédéric Stévenot

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