Né le 21 septembre 1921 à Auboué (Meurthe-et-Moselle), fusillé le 29 juillet 1942 à Champigneulles (Meurthe-et-Moselle) ; chaudronnier ; résistant membre des FTPF.

Bruno Mingarelli aurait eu cent ans le 21 septembre 2021

Fils de Louis Mingarelli, manœuvre, et de Cécilia Cola, sans profession, Bruno Mingarelli, célibataire, fut naturalisé français en 1940. Il s’engagea dans la Résistance au sein des Francs-tireurs et partisans français (FTPF), organisation armée du Front national de lutte pour la liberté et l’indépendance de la France, mouvement de résistance dirigé par le Parti communiste français (PCF), au sein du Groupe de Briey (Meurthe-et-Moselle).
Il fut arrêté le 4 juin 1942 à Briey sur arrêté préfectoral pour « activité communiste » par la police judiciaire et la Gendarmerie dans le cadre de l’affaire Pacci. Giovanni Pacci, responsable militaire régional des FTPF, dirigea l’équipe de sabotage de la centrale électrique d’Auboué le 4 février 1942. Cet événement fut suivi de représailles sévères de l’occupant (cent arrestations, soixante-quinze déportations, quinze fusillés), et du démantèlement de l’organisation clandestine communiste, avec l’appui du préfet régional collaborateur Jean Schmidt.
Bruno Mingarelli fut incarcéré à la prison de Briey puis transféré à la prison Charles-III à Nancy (Meurthe-et-Moselle). Il fut condamné à mort le 20 juillet 1942 pour « actes de franc-tireur et terrorisme » par le tribunal militaire de la Feldkommandantur 591 et fusillé le 29 juillet dans la forêt de Haye, au lieu-dit La Malpierre (fonds de Toul) avec neuf de ses camarades : Gaston Fehringer, René Froment*, Orlando Garatoni, Aldo Giagnoni, Maurice Henry, Marcel Jansen, Henri Mougeotte, Pio Passini et Albert Vurpillot.
Son nom est inscrit sur le monument des fusillés de La Malpierre.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Sites Internet. – Mémorial GenWeb. — État civil. — Pagus Orniensis (Pays de l’Orne), n°9, juin 1992, p.18.

Dominique Tantin

Version imprimable