Né le 12 décembre 1912 à Lafrimbolle (Moselle annexée), exécuté sommairement le 9 août 1944 à Mirabeau (Vaucluse) ; maquisard.

Appartenant à une famille protestante expulsée de Lorraine, résidant chez ses parents à Mirabeau, Georges Hasemann participa à la Résistance et prit le maquis. Il fut en relation avec Noël Véran Carbonnel, membre de l’équipe FER de Meyrargues, qui fut arrêté à Aix-en-Provence par les hommes de la 8e compagnie Brandebourg en transportant des explosifs venant de Mirabeau. Torturé, il conduisit ses bourreaux aux dépôts d’armes dans le secteur de la ferme des Roubauds. Sans doute avait-il rendez vous avec Georges Hasemann. Ils furent abattus tous les deux sur place.
Georges Hasemann fut inhumé à Mirabeau le 11 août, accompagné d’un office protestant et en présence de presque tout le village. Son corps fut rapatrié en Lorraine après guerre.
Une stèle à sa mémoire fut érigée après la Libération. Une rue de Mirabeau porte son nom.
Sources

SOURCES : Archives Pétré, Livre noir pour la XVe Région, Service des recherches de crimes de guerre ennemis, 4 juillet 1945 ; Association des amis du Musée de la Résistance et de la Déportation, La mémoire gravée. Monuments, stèles et plaques commémoratifs de la Seconde Guerre mondiale dans le département de Vaucluse, Fontaine-de-Vaucluse, Musée d’Histoire, 2002 ; Olivier Pigoreau, Sanglante randonnée. Les Français de la division Brandebourg et des formations de chasse SS, Paris, Histoire et Collections, 2013 ; Rapapéou (bulletin de l’A.M.I.T.I.E.) n° 14 « Occupation et Résistance à Mirabeau », 2000. — Mémorialgenweb.

Jean-Marie Guillon

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