Né en 1922 à Saint-Gervais (Haute-Savoie), exécuté le 22 août 1944 à L’Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse) ; employé de la SNCF ; Armée secrète (AS).

Membre de l’AS, employé de la SNCF à Cavaillon (Vaucluse), Georges Ferrières fit partie des neuf otages arrêtés à L’Isle-sur-la-Sorgue, le 22 août 1944, en représailles après la mort de deux soldats allemands tués par les Francs-tireurs et partisans (FTP) du maquis Jean Robert, au quartier Malakoff. Le maire de la localité tenta de les faire libérer et obtint que leur nombre fut réduit, moyennant la livraison d’argent, de bijoux, de denrées. Il refusa cependant de désigner ceux d’entre eux qui devaient être libérés. Un troisième soldat allemand (ou un officier) ayant été tué, Georges Ferrières fut fusillé avec Louis Bourgues*, Maurice Manzi* et Marius Monnier* dans la cour de récréation de l’école pratique professionnelle. Leurs corps furent jetés dans la fosse à ordures.
Son nom a été donné à une rue de Cavaillon. Une stèle fut érigée sur les lieux du drame et l’avenue où il s’est produit a été appelée « avenue des quatre otages, 22 août 1944 ».
Voir Site d’exécution L’Isle-sur-Sorgue
Sources

SOURCES : Arch. privées, fonds Pétré, Livre noir pour la XVe Région, Service des recherches de crimes de guerre ennemis, 4 juillet 1945.— Association des amis du Musée de la Résistance et de la Déportation, La mémoire gravée. Monuments, stèles et plaques commémoratifs de la Seconde Guerre mondiale dans le département de Vaucluse, Fontaine-de-Vaucluse, Musée d’Histoire, 2002.— Jean Giroud, Cavaillon se souvient 1939-1945, sl, rééd. 2015.⎯ Robert Mencherini (dir.), Cheminots en Provence. Les années de guerre 1939-1945, Marseille, CE des cheminots PACA éditions, 2012.

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