Né le 10 janvier 1912 à Cavaillon (Vaucluse), exécuté le 5 juillet 19444 à Monieux (Vaucluse).

Fils de Louis François Labadie, maçon, et de Marie Imbert, sans profession, célibataire, Louis Marius Labadie fut arrêté à Cavaillon où il résidait par les hommes de la 8e compagnie Brandebourg. Il fit partie du groupe de huit prisonniers, terriblement torturés, que le groupe Heinrich tira le 5 juillet 1944 de l’hôtel Splendid de Cavaillon, siège des « Brandebourgeois », pour les exécuter sur le territoire de la commune de Monieux. Selon les habitudes de la compagnie, cette exécution accompagnait l’attaque du maquis installé près de la chapelle du hameau des Abeilles. Lors que les maquisards avaient pu s’échapper, les prisonniers furent abattus dans la maison qui les abritait au lieu-dit La Gabelle et qui fut incendiée. C’est le 20 octobre 1944 que leurs corps furent retrouvés dans les décombres. Leurs obsèques eurent lieu le 1er novembre suivant en présence d’une foule considérable venue de tout le Vaucluse.
Une stèle fut érigée par la ville de Cavaillon sur les lieux du drame.
Voir Site d’exécution Monieux (Vaucluse)
Sources

SOURCES : Arch. dép. Gard, 3 U 7 252 (cour de justice de Nîmes, dossier Paolino). ⎯ Arch. privées, fonds Pétré, Livre noir pour la XVe Région, Service des recherches de crimes de guerre ennemis, 4 juillet 1945.— Cavaillon 1944. De l’ombre à la liberté, exposition Arch. municipales, août 2015 (Catalogue_expo_ombre_a_liberte-bd.pdf). ⎯ Association des amis du Musée de la Résistance et de la Déportation, La mémoire gravée. Monuments, stèles et plaques commémoratifs de la Seconde Guerre mondiale dans le département de Vaucluse, Fontaine-de-Vaucluse, Musée d’Histoire, 2002.— Jean Giroud, Cavaillon se souvient 1939-1945, sl, rééd. 2015.— Guillaume Vieira, La répression de la Résistance par les Allemands à Marseille et dans sa région (1942-1944), Aix-en-Provence, thèse de doctorat, Université d’Aix-Marseille, 2013.⎯ état civil.

Jean-Marie Guillon

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