Né le 7 avril 1900 à Urau (Haute-Garonne), exécuté sommairement le 1er août 1944 au camp de Souge (commune de Martignas-sur-Jalle, Gironde) ; résistant (passeur dans les Pyrénées).

Fils de Bertrand, Michel, Ernest Jean-Louis, forgeron, et de Laurentine, Anaïs, Clotilde Rey âgés de trente-et-un et vingt-quatre ans, Marcel Jean-Louis vivait à Urau, commune pyrénéenne du Comminges. Il avait épousé Marie Cazalé à Toulouse (Haute-Garonne) le 1er février 1926. Le couple eut plusieurs enfants.
Sa femme et lui s’engagèrent dans la Résistance, assurant des passages vers l’Espagne. Le 17 mai 1944, la Gestapo vint chez eux, abattant un passeur, Adrien Berné (de Moulis, Ariège, commune du Couserans proche d’Urau), qui s’y trouvait. Marcel Jean-Louis fut arrêté avec son fils et une voisine, Madame Mailheau. Internés à Toulouse (Haute-Garonne) à la prison Saint-Michel, Marcel Jean-Louis et sa voisine furent embarqués dans un train à direction de l’Allemagne tandis que Bertrand Jean-Louis fut relâché. Ce train, qui devait rester comme le « train fantôme », dut revenir sur Bordeaux (Gironde) après une attaque. Là, les détenus furent emmenés dans une synagogue où ils restèrent plusieurs jours, avant que dix d’entre eux ne soient appelés à suivre les officiers, qui les emmenèrent au camp de Souge. Ils y furent fusillés sans procès le 1er août. Marcel Jean-Louis se trouvait parmi eux. Son nom figure sur le monument aux morts d’Urau et sur le mémorial de Martignas-sur-Jalle.
Voir Camp de Souge
Sources

SOURCE : État civil en ligne cote 2 E IM 005778, vue 75. — Comité du souvenir des fusillés de Souge, Les 256 de Souge, op. cit.. — Notes d’André Balent.

Julien Lucchini

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