Né le 29 mai 1906 à Montluçon (Allier), massacré en représailles le 14 août 1944 à la carrière des Grises, commune de Prémilhat (Allier) ; employé SNCF ; victime civile.

Il était le fils de François Damour, âgé de 24 ans à sa naissance, tourneur sur métaux et de Marguerite Sainrapt, âgée de 17 ans, domiciliés à Montluçon, rue du capitaine Segond. Il se maria à Archignat (Allier) le 10 novembre 1928 avec Marie Madeleine Antoinette Tardinat. Ils eurent six enfants. D’abord employé comme chauffeur de route aux chemins de fer, il était en 1944 mécanicien au service de la Traction SNCF du dépôt de Montluçon. Il était alors domicilié rue Georges Sand.
Il fut arrêté le 8 août 1944 à Montluçon. A cette période, début août 1944, tout un groupe d’habitants de la ville fut arrêté « accusés à tort ou à raison (selon l’affirmation de l’historien André Touret) d’avoir aidés les maquisards ». Incarcéré à la caserne Richemont à Montluçon (Allier), René Damour en fut extrait le 14 août 1944, vers 5 heures du matin, avec 41 autres civils également détenus au même lieu. Ils furent conduits en camion sur la route de Quinssaines jusqu’au lieu-dit Les Grises, sur la commune de Prémilhat (Allier). Ils furent fusillés, vraisemblablement en représailles aux multiples attentats et actes de sabotages accomplis dans le secteur de Montluçon dans les premiers jours d’août 1944. Les corps furent jetés dans des fosses creusées à l’avance et couverts de chaux vive.
Il obtint la mention mort pour la France et son nom figure sur le monument aux morts d’Archignat (Allier). Il figure aussi sur la plaque commémorative SNCF dans le hall de la gare de Montluçon avec Auguste Saviot et deux autres cheminots fusillés le même jour Auguste Château et Georges Servant. Son nom figue aussi sur la stèle commémorative de Prémilhat (Allier). Une rue de Montluçon reçut après la guerre dans le centre-ville, le nom de rue Damour-Saviot.
Sources

SOURCES : Dossier AVCC, Caen (notes de Thomas Pouty) — André Touret « Montluçon 1940-1944 : la mémoire retrouvée » 2001 et interview au journal La Montagne 13 août 2013 — Mémorial genweb — État civil.

Michel Thébault

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