Né le 20 juin 1904 à Paris (XXe arr.), fusillé le 24 janvier 1942 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; imprimeur ; résistant dans le groupe France Libre.

Domicilié à Paris (XXe arr.), René Palmier était le fils d’Amédée Palmier et d’Emilie Nany. Il avait le certificat d’études primaires. Il était marié à Yvonne Lance, dont il était séparé pendant la guerre, et avait un fils.
René Palmier était associé à ses deux frères et sa soeur dans une imprimerie, l’imprimerie Palmier, 158 rue Ménilmontant dans le XXe arrondissement de Paris. Son frère Henri Palmier en était le gérant.
Depuis le 1er juin 1941 il était membre, avec son frère Henri Palmier, du groupe « France Libre » créé par Lucien Noël. Ce groupe comprenait des communistes mais René et Henri Palmier ne l’étaient pas. Ils furent les imprimeurs du groupe, ils imprimèrent les premiers tracts et des cartes d’adhérent que Lucien Noël commença à distribuer à des connaissances pour tenter d’élargir le recrutement qui compta 15 membres.
Mais l’organisation naissante fut bientôt infiltrée par Jean Rastelli, un indicateur à la solde du directeur des Renseignements généraux parisiens, le commissaire Jean Baillet. Sept membres du mouvement furent identifiés. Le 7 ou le 8 octobre 1941 (selon les sources) René Rivart et Madeleine Nouvel furent arrêtés à Guémené-Penfao (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique) chez les parents de Madeleine. Le 9 octobre, les cinq autres membres du groupe identifiés René Palmier, Lucien Noël, Marcel Llabourt, Henri Palmier et Léon Llorca furent arrêtés à Paris.
Ils furent d’abord incarcérés dans les prisons parisiennes du Cherche-Midi (VIe arr.), puis à la Santé (XIVe arr.), et enfin transférés le 18 à la prison de Fresnes (Seine, Val-de-Marne).
Les sept résistants accusés « d’intelligence avec l’ennemi » comparurent le 15 décembre 1941 devant le tribunal allemand qui siégeait dans l’enceinte de la prison de Fresnes (ou selon une autre source le 16 décembre 1941 devant le tribunal militaire du Gross Paris ). Le commissaire Baillet vint déposer à charge. Mais les juges militaires allemands semblèrent douter de la réalité de cette « affaire gaulliste » et chargèrent le policier français d’un « supplément d’information ».
Le procès reprit le 15 janvier 1942 et le commissaire Baillet réussit cette fois à convaincre les juges allemands qu’ils tenaient de dangereux agents gaullistes. Cinq inculpés René Palmier, Lucien Noël, Marcel Llabourt, Henri Palmier et René Rivart furent condamnés à mort le 16 janvier 1942 pour « activité en faveur de l’ennemi, gaullisme, détention de tracts et journaux » et ils ont été fusillés ensemble au Mont-Valérien le 24 janvier 1942 à 12 h 23.
René Palmier fut inhumé au cimetière parisien d’Ivry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne) le 24 janvier 1942 division 39, ligne 1, n°15 puis transféré le 2 mai 1945 au cimetière parisien de Pantin (Seine-et-Oise, Seine-Saint-Denis).
L’imprimerie Palmier ferma ses portes en novembre 1942.
Le nom de René Palmier figure sur la cloche du Mémorial de la France combattante au Mont-Valérien.
Voir Mont-Valérien, Suresnes (Hauts-de-Seine)
Sources

SOURCES : Arch. Nat. F12 9523. --- Arch. PPo GB 60. —
DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). — Site Internet Mémoire des Hommes. — Mémorial GenWeb. — Répertoire des fusillés inhumés au cimetière parisien d’Ivry.

Dominique Tantin, mise à jour par Marie-Cécile Bouju

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