Né le 8 mai 1921 à Dijon (Côte-d’Or), exécuté sommairement le 6 septembre 1943 à Cessey-sur-Tille (Côte d’Or) ; monteur ; résistant FTPF au maquis Charles Profit..

Louis Ponsot était le fils de Jeanne Marie Ponsot, dite Louise, employée de commerce. Il était célibataire et demeurait chez sa mère, rue de la Raffinerie, à Dijon. Il exerçait le métier de Monteur.
Il entra dans la Résistance aux Francs-tireurs et partisans (FTP) du Groupe 313 de Charles Profit, compagnie Duguesclin, qui avait installé au printemps ou à l’été 1943 un maquis dans les bois près de la ferme de Lochère dont le propriétaire Louis Forest aidait le maquis. Le groupe comprenait 26 hommes.
Le maquis va être attaqué Le 6 septembre 1943 à l’aube, des camions de la Wehrmacht et de la police allemande Sipo-SD encerclèrent la ferme pour « menées terroristes ». peut-être suite à une trahison par un faux résistant qui se faisait passer pour un Alsacien ou repéré par des agents de la Gestapo mais l’existence du maquis était connue dans le secteur car son chef Charles Profit ne prenait pas beaucoup de précautions.
Les maquisards se dispersèrent à travers bois et une partie d’entre eux réussit à traverser la Tille. Six autres décrochèrent avec leurs armes et se retranchèrent dans le cimetière de Cessey-sur-Tille. Le combat fut inégal mais les allemands essuyèrent des pertes, 15 morts dont un officier selon le Service historique de l’armée. Un des maquisards Baptiste Alibert réussit à se cacher derrière les tombes puis il sauta le mur du cimetière et gagna Labergement-Foigney, une commune proche. À court de munitions les cinq autres maquisards durent se rendre et furent abattus d’une balle dans la tête sur le bord de la route de Chambeire (Côte-d’Or). Il s’agissait de Louis Ponsot, Robert Bécu, Marcel Caspard, Maurice Henry, et Michel Latarche. Le fermier Louis Forest qui s’était caché dans un fossé fut découvert et mortellement blessé. Emmené à l’hôpital de Dijon, il y succomba à son arrivée. Après avoir abattu les 5 maquisards, les troupes allemandes menacèrent de mettre le feu au village. Elles interdirent toute cérémonie, brûlèrent les papiers et les effets des victimes afin d’empêcher leur identification. Toutefois, le Père Godot, responsable du secteur, vint bénir les corps et une messe fut dite sur le lieu du massacre. À l’initiative du maire de Cessey-sur-Tille, les cinq combattants furent mis en bière et inhumés dans une tombe collective avec Georges Zominy, fusillé à Dijon (Côte-d’Or) et originaire du pays.
Quinze autres maquisards faits prisonniers furent condamnés à mort le 11 novembre 1943 par le tribunal militaire allemand (FK 669) à Dijon, et fusillés le 22 novembre 1943 à Dijon, au stand de tir de Montmuzard, Voir Georges Boulet et Charles Profit,
Louis Ponsot fut identifié par jugement du Tribunal civil de première instance de l’arrondissement de Dijon le 2 mars 1944 et l’acte de décès transcrit le 15 juillet 1945 à la mairie de Cessey-sur-Tille, donne le signalement suivant : « vingt à vingt cinq ans environ, un mètre soixante sept, blond, yeux marrons, visage rond, peau extrêmement blanche, vêtu d’un maillot lie de vin, d’un pullover kaki, d’une veste militaire kaki, d’un short en toile jaune, d’une paire de chaussettes en coton jaune, d’une paire de brodequins militaires pointure quarante et un. Il portait à l’annulaire de la main gauche une chevalière en argent ciselé. »
Il est inhumé dans une tombe collective au cimetière communal, à Cessey-sur-Tille (Côte-d’Or).
Il obtint la mention "Mort pour la France" transcrite sur son acte de décès le 29 décembre 1945 ainsi que la Médaille militaire et la Croix de guerre 1939-1945 à titre posthume.
Il fut homologué avec le grade de sous-lieutenant des Forces françaises de l’Intérieur (FFI).
Son nom figure sur le monument commémoratif placé devant le cimetière, à Cessey-sur-Tille (Côte-d’Or), sur le monument commémoratif du dépôt SNCF de Dijon-Perrigny et sur la plaque commémorative du quartier des Pousots, à Dijon.
Sources

SOURCES : Gilles Hennequin Résistance en Côte-d’Or tome 1, page 93/94, Dijon 1985.— Cessey-sur-Tille : la Résistance anéantie, article du 16 août 2013 dans journal Le Bien Public.—Mémorial GenWeb.— État civil.

Annie Pennetier, Jean-Louis Ponnavoy

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