Né le 4 février 1919 à Paris VIe arr. (Seine, aujourd’hui Paris), exécuté sommairement le 21 juillet 1944 à Seyssinet-Pariset (Isère) ; garde-voies ferrées ; résistant FTPF, homologué Forces françaises de l’Intérieur

Marcel DULYS
Marcel DULYS
Photo : Pierre Bourgeat, Souvenir Français
Marcel, Raymond Dulys était le fils d’Albert, Adolphe, cordonnier, et de Marie Fabre, son épouse, journalière.
La famille habitait 56 rue du Vertbois dans le VIe arrondissement de Paris (Seine, aujourd’hui Paris).
Après s’être installé à Grenoble (Isère), Marcel Dulys effectua en mai 1943 à Lyon (Rhône, aujourd’hui Métropole de Lyon) un stage de formation au métier de gardien de la Paix.
Au cours de celui-ci, il fut chargé de surveiller une résistante gaulliste emprisonnée.
Celle-ci parvint à s’enfuir.
Marcel Dulys fut alors arrêté et incarcéré à la prison de Montluc à Lyon.
Un tribunal de l’État français prononça son exclusion du corps de la Police.
Il épousa Lucette Rey le 17 juillet 1943 à Grenoble.
Parallèlement à son emploi de garde-voies ferrées, il s’engagea dans la Résistance. Il appartenait au 6ème Bataillon de FTPF de l’Isère et participa au sabotage des voies qu’il était chargé de surveiller.
Ses services sont homologués du 1er janvier 1944 au 15 juillet 1944, date de son arrestation.
Le soir du 21 juillet 1944, un groupe de dix prisonniers dont faisait partie Marcel Dulys fut extrait de la prison installée dans la caserne de Bonne à Grenoble, emmené au lieu-dit "Le Désert de l’Écureuil" sur la commune de Seyssinet-Pariset et sommairement exécuté par des membres de la Sipo-SD accompagnés de membres des JEN (Jeunes de l’Europe nouvelle).
Le 22 juillet, sur l’indication de membres des JEN, les corps criblés de balles de pistolet mitrailleur furent trouvés par le maire de Seyssinet-Pariset et des habitants de la commune et enterrés au cimetière communal.
Enterré anonymement, son corps fut dans un premier temps identifié comme étant celui de Marcel Rigaud.
Marcel Dulys fut identifié entre avril 1945 et avril 1946 par son épouse grâce à une prothèse dentaire et à la paire de souliers de policier qu’il portait lors de son arrestation.
Il obtint la mention « Mort pour la France » et fut homologué résistant, membre des Forces françaises de l’Intérieur.
Il est désormais enterré au cimetière Saint-Roch à Grenoble, carré 6, rang 3, emplacement 01278.
Son nom figure sur le monument commémoratif aux dix patriotes fusillés à Seyssinet-Pariset, route départementale 106b.


Voir : Seyssinet-Pariset


Notice provisoire
Sources

SOURCES : Arch. dép. Rhône, Mémorial de l’Oppression : 3808W 413 et 635 — Service historique de la Défense, Vincennes GR 19 P 38/23 ; GR 16 P 199277 (nc). — Pierre Bourgeat, Parcours des 10 fusillés le 21 juillet 1944 à Seyssinet-Pariset, plaquette éditée à l’initiative de la commune de Seyssinet-Pariset, juillet 2021 — Mémoire des hommes — Mémorial GenWeb. — Gescimenet — Notes d’Isabelle Nicoladzé.

Jean-Luc Marquer, Claude Pennetier, Dominique Tantin

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