Né le 19 juin 1904 à Salernes (Var), massacré le 27 juillet 1944 à Pontevès (Var) ; ouvrier mineur ; ancien communiste ; victime civile.

Fils de malonnier (fabricant de tomettes), marié en 1929, Félix Picq résidait au Val et travaillait comme ouvrier mineur dans un chantier de bauxite. Il avait été auparavant ouvrier agricole et ouvrier tanneur à Barjols (Var). Militant du Parti communiste, il avait été candidat du Bloc ouvrier et paysan aux élections municipales de 1935 à Barjols (obtenant 82 voix sur 626 inscrits) et en 1938 (107 voix sur 594).
Son frère, Émilien, participait à la résistance communiste où lui-même était certainement impliqué. Si certaines sources le donnent comme ne militant plus, d’autres sources, internes au PCF de Brignoles, indiquent qu’il était secrétaire de section.
Il fut arrêté au soir du 18 juillet 1944, vers 22 heures, chez lui par des éléments du groupe Brandebourg installé à Brignoles. Il aurait été dénoncé pour détention de tracts. En fait, il était connu comme communiste par un membre du groupe Brandebourg qui avait travaillé à Barjols avant-guerre. Sa femme a été arrêtée avec lui. Le groupe recherchait son frère, qui avait pu se cacher et dont l’épouse a également été arrêtée.
Interrogé, maltraité, il fut emprisonné à Brignoles (Var) et fit partie. Félix Picq fit partie du groupe d’otages que les Allemands conduisirent avec eux lors de l’attaque du maquis FTP Battaglia, dans le massif du Bessillon, le 27 juillet 1944. Ils furent tous fusillés après avoir transporté des caisses de munitions.
Une stèle fut érigée sur les lieux même du drame pour rendre hommage aux otages fusillés et aux maquisards abattus et un monument au bord de la RN 560, à La Genevrière, fut inauguré le 27 juillet 1945.
Il obtint le titre de « Mort pour la France ».
Sources

SOURCES : Arch. Dép. Var, 2 M 7 35 1 et cour de Justice de Toulon ; témoignages. — Presse locale (La Provence Libre n° 27 30 juillet 1945). — Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français 1919-1939, (Jacques Girault).— site internet Mémoire des hommes. — La Provence Libre n°27 30 juillet 1945.

Jacques Girault, Jean-Marie Guillon

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