Né le 11 septembre 1909 à Rive-de-Gier (Loire), exécuté le 10 janvier 1944 à la prison Montluc (Rhône) ; garagiste à Rive-de-Gier ; membre du Réseau Buckmaster.

Fils de Jean Pierre Gaudard, tourneur, et de Françoise Victorine Moulin, institutrice, Jean Gaudard, garagiste à Rive-de-Gier, domicilié 31 rue Jean Jaurès, s’était marié le 10 novembre 1931 avec Germaine Carrelet, sage-femme. Il fut initié à la loge maçonnique « Les Élus » le 10 mai 1939. Des francs maçons lyonnais créèrent le mouvement de résistance Le Coq enchaîné en 1941. L’année suivante Pierre Bonnet et Francis Pointu l’implantèrent dans la Loire. Jean Gaudard s’y rallia. Pointu et Gaudard furent arrêté le 30 septembre 1943 par la Feldgendarmerie. Un autre ripagérien, Pierre Pouget connut l’arrestation le même jour. Tous subirent des interrogatoires musclés.
Jean Gaudard fut incarcéré à Montluc. Le fichier de la prison indique qu’il a été tué le 10 janvier 194 au cours d’une mutinerie et d’une tentative d’évasion. Sa veuve, qui alla reconnaître le corps à la morgue de Grange Blanche à Lyon le dit elle fusillé comme otage.
Ses obsèques eurent lieu le 17 janvier à Rive-de-Gier, en présence de près de 4 000 personnes. Un tract du Comité de Résistance avait appelé à saluer la mort de Gaudard et Pouget.
Son nom figure sur le monument de Grumières avec la signature Réseaux Buckmaster.


Lyon, Avenue Berthelot (10 janvier 1944)
Sources

SOURCE : Notes de Jacky Nardoux. — État civil en ligne cote 3NUMEC1/3E187_501909, vue 66.

Claude Pennetier

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