Né le 14 avril 1905 à Saint-Germainmont (Ardennes), abattu le 8 août 1944 à Sault-lès-Rethel (Ardennes) ; entrepreneur en maçonnerie ; résistant, lieutenant au sein des Francs-tireurs et partisans (FTP).

Pierre Labar est l’un des fondateurs des groupes FTP qui prirent naissance dans la région de Saint-Germainmont en 1943.
Entrepreneur en maçonnerie domicilié à Saint-Germainmont, avait été mobilisé lors de la déclaration de guerre au 174e Régiment de forteresse. Fait prisonnier au mois de juin 1940 puis versé au Stalag 11B, près de Hanovre, il réussit à se faire rapatrier le 25 novembre 1941 après avoir falsifié sa carte d’identité militaire. Il se réfugia alors avec sa famille en zone non-occupée, dans l’Ariège, avant de rentrer au début de 1943 dans les Ardennes. Il reprit son activité, et dans des conditions qui nous sont inconnues, s’engagea dans la lutte clandestine auprès du groupe FTP de Saint-Germainmont.
Au début de 1944, la venue d’un envoyé du comité militaire national des FTP, René Houzé, dit « Achard », puis celle de Pierre Luizard, alias « Capitaine Pascal », bouleversait l’organisation clandestine du groupe de résistance qui prit une ampleur inattendue avec le parachutage de « Dame Blanche » le 20 mai 1944, auquel Pierre Labar participa, puis avec la fondation de la 5e Compagnie FTP du Secteur sud des Ardennes.
Son expérience militaire, sa maturité et ses qualités d’organisateur valurent à Pierre Labar d’être nommé sous-lieutenant dans le maquis formé par « Pascal » dans la région de Roizy au moment du débarquement (maquis « volant » qui allait devenir la 2e Compagnie FTP des Ardennes).
Chargé avec trois autres jeunes maquisards de saboter une ligne téléphonique à Sault-lès-Rethel dans la nuit du 8 août, il fut surpris par une patrouille allemande. Après un échange de coups de feu pendant lequel ses complices prirent la fuite, Pierre Labar, grièvement blessé, fut achevé d’une rafale de fusil-mitrailleur par un soldat allemand.
Pierre Labar fut décoré, à titre posthume, de la Croix de guerre avec palme et de la Légion d’Honneur.
Une rue de Saint-Germainmont porte son nom, ainsi qu’une rue de Sault-lès-Rethel.
Son nom est inscrit sur le Mémorial de Berthaucourt.
Sources

SOURCE : Philippe Lecler, Le temps des partisans, éditions D. Guéniot, Langres, 2009.

Philippe Lecler

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