Né le 25 juin 1922 à Vivonne (Vienne), mort sous la torture le 14 juillet 1944 à la prison de la Pierre Levée à Poitiers (Vienne) ; peintre décorateur ; résistant ; réseau « Charles » de l’Armée secrète (AS).

Fils d’Amédée Bourumeau et de Louise Valade, Marcel Bourumeau naquit à Vivonne (Vienne) où il passa toute sa jeunesse. Il fit à Tours une formation professionnelle de peintre – décorateur puis revint à Vivonne travailler dans une entreprise de peinture.
Requis par le Service du Travail Obligatoire (STO), il fut envoyé comme travailleur auprès de l’Organisation Todt à Saint-Palais-sur-Mer (Charente Maritime) en janvier 1943 pour le renforcement des défenses de l’Atlantique. De retour chez ses parents dès juin 1943, ayant déserté son chantier et devenu de fait réfractaire au STO, il fut dans un premier temps hébergé par son oncle Louis Bourumeau à Morthemer, village situé dans la partie de l’ancienne zone libre de la Vienne. En décembre 1943, il revint d’abord au village de Laverré, commune d’Aslonnes (Vienne), commune d’origine de sa mère, puis à Couhé-Vérac (Vienne) où il reprit son métier de peintre.
Ce fut vraisemblablement cette situation qui l’amena à rencontrer René Joly, également peintre, comme lui réfractaire du STO et déjà membre d’un groupe de résistants, le réseau Charles, rattaché à l’Armée Secrète (AS) et dont il était l’un des agents de liaison. Ce réseau couvrait Poitiers sud, Chauvigny, Couhé, Vivonne et Gençay. Marcel Bourumeau intégra vraisemblablement ce réseau.
Victime en même temps que René Joly d’une dénonciation, il fut arrêté le matin du 14 juillet 1944 à Couhé-Vérac au café « Le Relais » avec un camarade, par des agents de la Milice. Conduit au siège de la Milice à Poitiers, il subit un premier interrogatoire sur son appartenance à la Résistance, interrogatoire suivi le même jour de perquisitions dans la maison de ses parents à Vivonne et dans la chambre qu’il occupait à Couhé-Vérac. Il fut transféré le soir même des bureaux de la Milice à la prison de la Pierre Levée par les inspecteurs de la Section des Affaires Politiques (SAP). Violemment frappé dès la descente de voiture dans la cour de la prison, il fut traîné à l’intérieur et décéda le soir même des tortures et des violences subies.
Enterré dans un premier temps au cimetière de la Pierre Levée à Poitiers, son corps fut transféré le 29 novembre 1944 et inhumé au cimetière d’Aslonnes (Vienne). Il fut déclaré « Mort pour la France » le 20 novembre 1959. Son nom figure sur le Monument aux morts d’Aslonnes comme sur celui de Vivonne. Une rue de Vivonne (celle où se trouvait la maison de ses parents) porte son nom.
Sources

SOURCES : Renseignements et photographie fournis par la familleBourumeau. — Témoignage de René Joly, résistant, sur le site de Vienne, Résistance, Internement, Déportation (VRID). — Mémorial genweb fiche n° bp-3131096

Michel Thébault

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