Né le 21 octobre 1924 au Muy (Var), exécuté sommairement le 16 juin 1944 à Saint-Martin-de-Bromes (Basses-Alpes) ; ouvrier bûcheron ; résistant FTPF.

Résidant à Carcès (Var), ouvrier bûcheron, Gabriel Unia avait été inculpé en 1941 pour propos anti¬nationaux. À l’occasion d’un déplacement à Salernes (Var), il avait été surpris disant qu’il s’engagerait pour de Gaulle. Il avait été relaxé par le tribunal correctionnel de Draguignan le 1er septembre 1941. Il aurait fait partie du groupe FTP du village et aurait accompagné Floreal Fuentès (voir ce nom) au maquis FTP installé aux alentours de Montagnac (Basses-Alpes). Il serait reparti dans le Var afin d’y conduire ses amis de Carcès et des bourgades environnantes. Le 15 juin 1944 au soir, il partit avec Eugène Botto et Max Mares (voir ces noms) pour rejoindre le reste du groupe à Cotignac afin de prendre le car de Riez. Le groupe fut arrêté le 16 juin, vers 6 h. 30, aux environs d’Allemagne-en-Provence, par les éléments de la colonne allemande venue de Vinon. Cette colonne, où se trouvaient des hommes de la 8e compagnie Brandebourg (détachement Schorn), faisait la chasse aux résistants regroupés dans le secteur depuis le 7 juin. Après avoir assisté à l’exécution de neuf personnes dans le village, les jeunes gens furent conduits sur le territoire de Saint-Martin-de-Bromes, au lieu dit le Ravin des Bayles, où ils furent tous massacrés vers 11 h. 30. Leurs corps furent découverts le 19 juin. Une stèle a été érigée à leur mémoire sur les lieux du drame. Ses restes se trouvent au cimetière de Carcès avec les autres « martyrs » de 1944-1945.
Sources

SOURCES : airborne-task-force-museum.com/fr. — Cour de justice Aix-en-Provence, dossier Ocleppo. — CDIHP, Le Mémorial de la Résistance et des combats de la Seconde Guerre mondiale dans les Basses-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), Digne, 1992. — Jean Garcin, De l’armistice à la Libération dans les Alpes de Haute-Provence 17 juin 1940-20 août 1944, Digne, 1983 et rééd. 1990. — Jean-Marie Guillon, La Résistance dans le Var, Université de Provence (Aix-Marseille I), 1989.

Jean-Marie Guillon

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