Né le 28 août 1928 à Argelès-sur-Mer (Pyrénées-Orientales), mort fusillé sommaire par des soldats allemands le 20 août 1944 à Saint-Laurent-de-la-Salanque (Pyrénées-Orientales) ; manœuvre à Perpignan (Pyrénées-Orientales)

François Péroneille, domicilié à Perpignan (Pyrénées-Orientales), était le fils de François Péroneille, cultivateur et Françoise Briu. Il faisait partie d’une fratrie de huit enfants dont six âgés de moins de quinze ans.
Le 20 août, peu avant minuit, il s’apprêtait de traverser l’Agly, se dirigeant vers Torreilles par la route départementale n° 11 en compagnie d’un groupe de jeunes parmi lesquels Roger Matas. Tous deux revenaient d’assister à une séance de cinéma. À proximité du pont sur ce fleuve, sur le territoire de la commune de Saint-Laurent-de-la-Salanque, les deux adolescents furent arrêtés par des soldats allemands, des motards en tête d’une colonne, qui, venant en sens inverse, évacuait les Pyrénées-Orientales, et en suivant au plus près le littoral tentait de rejoindre la route nationale n°9 à Salses, dernière localité de ce département avant l’Aude. Les deux garçons s’enfuirent à la vue des motards ce qui explique qu’ils furent considérés comme suspects. Après avoir exécuté Péroneille, des Allemands fusillèrent ensuite Matas. Une version des faits explique que les deux garçons furent blessés avant d’être achevés alors qu’ils n’étaient pas armés. En ce qui concerne Péroneille, un certificat du docteur Cadène de Saint-Laurent-de-la-Salanque fit état de "traces de plusieurs coups au thorax et d’une balle derrière l’oreille". Les Allemands stationnèrent sur le lieu de l’exécution jusqu’au matin lorsqu’ils reprirent leur route. Son cadavre fut retrouvé le lendemain par Sébastien Carcolse, agent de police municipal de Saint-Laurent-de-la-Salanque dont la déclaration permit d’établir l’acte de décès.
Péroneille fut déclaré « mort pour la France » (ordonnance n° 45 2717 du 24 septembre 1945 portée en mention marginale sur l’acte de décès de l’état civil de Saint-Laurent-de-la-Salanque le 11 janvier 1957). Un monument fut édifié sur les lieux de leur assassinat.
Voir : Lieu d’exécution de Saint-Laurent-de-là-Salanque (Pyrénées-Orientales)
Sources

SOURCES : Arch. com. Saint-Laurent-de-la-Salanque, état civil acte de décès de François Péroneille et mention marginale. — Ramon Gual & Jean Larrieu, Vichy, l’occupation nazie et la résistance catalane, II b, De la Résistance à la Libération, Prades, Terra nostra, 1998, p. 922. — Raoul Vignettes*, Les rues qui nous interpellent, Saint-Estève, Imprimerie de la gare, 1999, 45 p. [p. 44].

André Balent

Version imprimable