Né le 18 juin 1904 à Serrata, commune de Carboneras (province d’Almeria, Espagne), mort en action le 28 mai 1944 au lieu-dit Vaussujean, commune de Saint-Sébastien (Creuse) ; résistant FFI, maquis de l’Armée Secrète (A.S.).

Fils de José Gonzalès Guerrero, journalier et de Louisa Fuentes Belmonte, il se maria à Carboneras en 1924 avec Catharina Zamora. Républicain espagnol réfugié en France, il s’établit à Limoges (Haute-Vienne) où il résidait avec son épouse, rue de Bellac.
Il rejoignit le 20 mai 1944 les FFI de la Creuse, au sein de la première compagnie franche de l’Armée secrète sous les ordres du capitaine Herry. Le 27 mai 1944, 23 maquisards de cette compagnie, partis de la région de Bourganeuf (communes de Soubrebost et de Royère de Vassivière en Creuse), se rendirent en convoi dans l’Indre à Belâbre, pour réceptionner un parachutage nocturne. Dénoncés à leur passage à Saint Sébastien (Creuse) par un collaborateur, ils tombèrent à leur retour dans une embuscade tendue par un détachement du 1° Régiment de France, le 28 mai 1944 à Vaussujean, commune de Saint Sébastien. Martin Gonzalès Fuentes fut tué dans l’embuscade.
Il fut déclaré « mort pour la France » en date du 20 juin 1945 et inhumé au cimetière municipal de Limoges (Haute-Vienne). Son nom figure sur le mémorial de la résistance creusoise à Guéret (Creuse) et sur le monument commémoratif dédié aux victimes de la seconde guerre mondiale dans le jardin d’Orsay de la ville de Limoges
Sources

Michel Thébault

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