Né le 10 avril 1919 à Brive-le-Gaillarde (Corrèze), mort des suites de blessures le 11 septembre 1944 à l’hôpital d’Ussel (Corrèze) ; instituteur ; membre des FTPF.

Stèle commémorative à la mémoire d'André Sauviat et Louis Betaillouloux érigée au lieu-dit Rocher-Servière à Moustier-Ventadour, stèle de granite beige située au bord de la RD 991 (Route d'Egletons), au sud sud-Est du bourg.
Stèle commémorative à la mémoire d’André Sauviat et Louis Betaillouloux érigée au lieu-dit Rocher-Servière à Moustier-Ventadour, stèle de granite beige située au bord de la RD 991 (Route d’Egletons), au sud sud-Est du bourg.
Crédit : MémorialGenWeb.
Après des études primaires à Tulle, à l’École annexe, puis au cours complémentaire de Souilhac-Tulle, Louis Betaillouloux intégra l’École Supérieure d’Ussel, et en 1937, fut admis parmi les premiers de sa promotion à l’École Normale d’Instituteurs de Tulle.
Le 16 novembre 1939, il fut mobilisé. Après la signature de l’Armistice le 22 juin 1940, il fut maintenu dans l’Armée, au 32e Régiment d’infanterie, avec le grade de sergent, et eut l’occasion de monter la garde le long de la ligne de démarcation.
Après avoir été démobilisé au mois d’octobre 1942, il fut nommé instituteur dans une petite école rurale, à Areil, commune de Palisse (Corrèze).
Fils d’un poilu mort en 1918 et beau-frère d’un prisonnier de guerre en Allemagne, il décida de mettre « sa jeunesse et ses connaissances au service de la Résistance », et tout particulièrement des FTPF, dont il commanda la 23/28e Compagnie de Neuvic-d’Ussel. Il participa entre autre à la libération de la ville d’Ussel (16-17 août 1944).
Mais dans la nuit du 21 au 22 août 1944, alors que les derniers soldats allemands évacuaient la Corrèze, il fut victime d’une “tragique méprise dans la gorge de Ventadour” – selon le témoignage publié dans Maquis de Corrèze, 150 combattants et témoins, op. cit. p. 508. L’auteur poursuit : “Il fait mauvais temps et la nuit est très noire : plusieurs camions chargés d’hommes montent la côte : c’est la 23.28e compagnie de Neuvic qui vient participer aux embuscades sur la nationale 89. Les FTP postés dans les ruines du château tirent à l’aveuglette, croyant avoir affaire à de nouveaux éléments ennemis. Le lieutenant FTP Betaillouloux, instituteur de 25 ans, est grièvement blessé. Il mourra le 10 septembre 1944. André Sauviat, 25 ans (sic), est lui tué sur le coup."
Conduit à l’hôpital d’Ussel, où il fut opéré, Louis Betaillouloux rendit l’âme dans la nuit du 10 septembre 1944. Il avait 25 ans.
Il obtint la mention "Mort pour la France" et fut homologué FFI.
Un monument à la mémoire des deux maquisards fut érigé sur les lieux du drame, au lieu-dit Rocher-Servière à Moustier-Ventadour, stèle de granite beige située au bord de la RD 991 (Route d’Egletons), au sud sud-Est du bourg. Louis Betaillouloux a son nom inscrit à Neuvic sur le monument aux Morts communal et sur le monument commémoratif aux Résistants et Maquisards, ainsi que sur le monument aux Morts de Palisse.
Sources

SOURCES : Service historique de la Défense, Caen, AVCC, AC 21 P 22360 et Vincennes GR 16 P 56738 (nc). — Maquis de Corrèze, 150 combattants et témoins, Paris, Éditions Sociales, 1975, p. 508 et 526. — Mémoire des Hommes. — MémorialGenWeb. Livre d’or des Instituteurs corréziens morts pour la France 1939-1945, Tulle, imprimerie Maugein, 1969, pp. 13-16.

Gilbert Beaubatie, Dominique Tantin

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