Né le 30 août 1899 à San Giuliano (Corse), exécuté sommairement le 11 juin 1944 à Saint-Julien-du-Verdon (Basses-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence) ; ouvrier des PTT ; communiste ; Organisation de résistance de l’Armée (ORA).

Ancien combattant, blessé à la fin de la guerre de 1914-18, marié, père de trois enfants, Nonce Casimiri, agent des lignes PTT, s’était installé à Puget-Théniers en 1930. Il était orphelin de père, sa mère, Marie-Dominique Peri, étant veuve à sa naissance. Militant communiste, il aurait hébergé d’après son fils des militants recherchés en 1939-1940. Contacté par Gabriel Mazier François, officier parachuté en octobre 1943, il participa au groupe de réception de parachutages affilié à l’ORA que cet officier mit en place à partir de décembre. Il fut arrêté par les GMR (Groupes mobiles de réserve) le 29 avril 1944, un pistolet ayant été trouvé chez lui, et conduit aux Nouvelles Prisons de Nice. Avec les frères Magnan* habitant eux aussi à Puget-Théniers, il fit partie du groupe de prisonniers qui en furent extraits, le 10 juin au soir, afin d’être exécutés en représailles après la mort du chef de la Sipo-SD de Digne (Basses-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence), tué par la Résistance. En cours de route, deux d’entre eux (Pierre Appollin* et Joseph Graffino*) furent abattus à Bar-sur-Loup (Alpes-Maritimes). Les autres, onze au total, dont cinq lycéens, furent exécutés dans une prairie, aux abords de Saint-Julien-du-Verdon. Les corps des victimes furent découverts par le cantonnier. Deux des fusillés - Jacques Adam* et Aimé Magnan* - étaient encore vivants. Ils furent portés dans la chapelle dominant le village. L’un d’eux fit le récit de leur calvaire avant de mourir.
Le monument commémoratif fut inauguré le 22 juillet 1945 par les autorités des Alpes-Maritimes et des Basses-Alpes. Une plaque a été apposée sur la chapelle où les blessés avaient été recueillis. Leurs noms figurent sur une stèle érigée en 1998 par la Ville de Nice dans un jardin aménagé au sud-est du cimetière de Caucade et nommé « square des fusillés de Saint-Julien du Verdon ».
Sources

SOURCES : Arch. Pétré, Livre noir pour la XVe Région, Service des recherches de crimes de guerre ennemis, 4 juillet 1945.— site Les Morts 39-45 - Cronica di a CORSICA.— Documents, témoignages, recherches n°2, n°7 et n°23, Nice, sd, Musée de la Résistance azuréenne.— Jean Garcin, De l’armistice à la Libération dans les Alpes de Haute-Provence 17 juin 1940-20 août 1944, Digne, 1983.— Mémorial de la Résistance et des combats de la Seconde Guerre Mondiale dans les Basses-Alpes, Digne, Secrétariat aux Anciens Combattants–CDIHP des Alpes-de-Haute-Provence, 1992.— Jean-Louis Panicacci, Les Alpes-Maritimes dans la guerre 1939-1945, De Borée, 2013 et Les lieux de mémoire de la Deuxième Guerre mondiale dans les Alpes-Maritimes, Nice, Serre, 1997. ⎯ état civil.

Jean-Marie Guillon

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