Né le 16 janvier 1915 à Paris (Seine), fusillé le 23 août 1944 à Busigny (Nord) ; ouvrier ferreur SNCF ; garde-voies ; victime civile.

Henri Taine était ouvrier ferreur aux ateliers d’entretien des voitures et wagons au dépôt de Tergnier, embauché le 22 novembre 1937. Il était marié depuis le 25 avril 1939 à Blanche Plancot, dont il eut une fille, Jacqueline, née le 7 juin 1943. Il fut affecté sur la demande des troupes d’Occupation comme garde-voies à Busigny (Nord).
Le 23 août 1944, deux gardes-voies, Paul Rochette (57 ans) et Henri Taine (29 ans), furent abattus par les Allemands devant d’autres otages qui avaient été regroupés sur la route, au pont de Cambrai à Busigny. Un train chargé de jeunes SS venait d’arriver et les soldats crurent être attaqués par des résistants. Les corps des deux hommes furent retrouvés criblés de balles. C’est le chef de gare allemand qui arriva à convaincre l’officier SS de ne pas fusiller d’autres otages.
Le nom d’Henri Taine figure sur le tableau commémoratif 1939-1945 à Étreillers et les plaques commémoratives aux ateliers SNCF et en gare, à Tergnier (Aisne) et le monument aux morts, à Busigny (Nord).
Sources

SOURCES. Sites Internet : La Voix du Nord.— Laurent Thiery dans Cheminots victimes de la répression 1940-1945 Mémorial, sous la direction de Thomas Fontaine, Perrin/SNCF, Paris, 2017.— Mémorial GenWeb.— Généalogie Aisne.

ICONOGRAPHIE. Site Généalogie Aisne.

Frédéric Stévenot

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