Né le 20 août 1920 à Vaison-la-Romaine (Vaucluse), abattu le 22 février 1944 à Barret-de-Lioure (Drôme).

Fils de Félix Blanc, cordonnier, et de Berthe Escudier, marié à Barret-de-Lioure le 20 janvier 1943, y résidant, Marcel Blanc fut abattu avec Raymond Bardoin* et Albert Gauthier* dans l’après-midi du 22 février 1944 par les troupes qui venaient d’opérer à Izon-la-Bruisse contre le maquis Ventoux et avaient exécuté trente trois maquisards et un gendarme à Séderon (Drôme). Les trois jeunes hommes n’appartenaient pas au maquis. D’après Robert Pinel et l’association Mémoire Résistance HB, ils fêtaient Mardi-Gras, allant de maison en maison. D’après d’autres sources, ils revenaient de chercher du ravitaillement dans une ferme à 3 km du village, lorsqu’ils furent surpris par la colonne. Sans doute, cherchèrent-ils à fuir. La stèle qui a été érigée en leur mémoire à Barret-de-Lioure attribue leur mort à la Gestapo et la Milice alors que la Milice était absente de l’opération et que rien n’indique que la Gestapo y fut présente.
Le titre de « Mort pour la France » lui a été attribué le 14 avril 1954.
Sources

SOURCES : site internet mémoire des hommes (AC 21 P 24163). — Association pour la Mémoire de la Résistance et de la Déportation dans les Hautes-Baronnies (Mémoire Résistance HB), La tragédie du maquis d’Izon-la-Bruisse, 22 février 1944, Eygalayes, 2013, p. 183. —Joseph La Picirella, Témoignages sur le Vercors, 14e édition, 1991, p. 88. — Monument aux morts Barret-de-Lioure.

Jean-Marie Guillon (à partir du travail de Robert Pinel et de Mémoire Résistance HB)

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