Né le 25 mai 1907 à Perpignan (Pyrénées-Orientales), tué au combat le 22 août 1944 à Paris (XIIe arr.) ; employé de la S.N.C.F. ; F.F.I.

Fils de Jacques Maderon, représentant du commerce, et de Rosine Solere, sans profession, Albert Maderon s’était marié le 30 novembre 1929 à Perpignan avec Marie Lucie Llech. Il était membre du corps franc Tante Jeanne, groupe composé d’employés de la SNCF de la gare de Lyon et de gardiens de la paix. Le 22 août 1944 le corps franc reçut pour mission de faire prisonnier un groupe de soldats allemands qui passait porte de Charenton. Les allemands levèrent les bras et se rendaient. Stratagème ou hasard ? Un camion allemand qui passait sur les boulevards extérieurs, tira à la mitrailleuse. Tué sur le coup le corps d’Albert Maderon fut transporté au musée des colonies, porte Dorée qui servit de dépôt mortuaire.
À la hauteur du 203 avenue de Charenton (XIIe arr.) sur le terre-plein une stèle a été posée avec en épitaphe : « Ici des Français sont tombés pendant les glorieuses journées de la libération pour que vive la France - Août 1944 ». Neuf noms ont été gravés : Marius Delcher, Robert Jégou, Louis Ladet, Albert Maderon, Jules Moureau, Paul Pégart, Henri Régnier, Maurice Salomez, Simon Theureau.
Le ministère des Anciens combattants attribua à Albert Maderon la mention « Mort pour la France », il a été homologué F.F.I.
Sources

SSOURCES : SHD, Caen AC 21 P 81462. – Bureau Résistance GR 16 P 382310. – Arch. PPo. notes de Christian Chevandier KC 20 (dossier Louis Ladet). – Site internet « La Libération de Paris » de Gilles Primout. – Site internet GenWeb. — État civil.

Daniel Grason

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