Né le 30 novembre 1908, blessé au combat et mort faute de soins le 8 juin 1944 à Chanas (Isère) ; ouvrier ; résistant de l’Armée secrète

Ouvrier, André, Georges Mayres habitait à Anneyron (Drôme).
Il fit partie du syndicat des techniciens de la vallée du Rhône de l’Isère, affilié à la CGT.
Il s’engagea dans la Résistance et était membre de la compagnie Monot du 3ème bataillon de l’A.S. Drôme Nord avec le grade de sergent.
Le 8 juin 1944, parallèlement à l’attaque de la gare de Saint-Rambert-d-Albon (Drôme), le groupe dont faisait partie André Mayres fut chargé d’attaquer le garage Rolland situé à Chanas (Isère) au lieu-dit "Le grand chemin".
Ce garage, qui avait été réquisitionné par les Allemands, fut attaqué vers 4h20. Le combat dura jusque vers 8 heures.
Les Allemands réagirent instantanément, tuèrent Paul Baron, capturèrent Gaston Frachon qui eut la cuisse brisée et André Mayres qui fut blessé au genou.
Ce dernier mourut vers 13 heures, faute de soins.
André Mayres obtint la mention "Mort pour la France".
Son nom nom figure sur les deux monuments aux morts d’Anneyron, rue centrale et au cimetière, et sur le Monument départemental à la Résistance à Saulce-sur-Rhône (Drôme) et sur le tableau commémoratif apposé dans les locaux de la Confédération Générale du Travail ( CGT ) 263 Rue de Paris à Montreuil (Seine-Saint-Denis) - - Noyau A 1er étage - - Fédération nationale des Industries Chimiques FSM - - Inscription "Nos martyrs"
Sources

SOURCES :Arch ; dép ; Rhône, Mémorial de l’oppression : 3808 W 446 — SHD Vincennes : GR 19 P 26/3 ; GR 16 P 406951 (à consulter) — Patrick Martin, La Résistance dans le département de la Drôme, 1940-1944, thèse Université Paris IV Sorbonne, 2001, base de données noms. Fédération des Unités combattantes de la Résistance et des FFI de la Drôme, Pour l’amour de la France, Peuple Libre, Valence, 1989, p. 245-246. — Cdt Pons, De la Résistance à la Libération, rééd. 1987, p. 277.

Jean-Luc Marquer, Robert Serre

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