Né le 8 mars 1894 à Nantes (Loire-Atlantique) ; exécuté sommairement le 2 septembre 1944 au camp de Natzweiler-Struthof, à Natzwiller (Bas-Rhin) ; employé des chantiers maritimes à Nantes ; résistant du réseau SR Alliance.

Louis Labalec était le fils de Jean Louis Marie, corroyeur, âgé de 26 ans et de Marie Louise Bellaudeau, ménagère, âgée de 25 ans. En 1914 lors du recrutement de sa classe, il était dessinateur sur un chantier de constructions navales à Nantes. Il fut mobilisé le 1 août 1914 et incorporé au 65ème RI. Nommé caporal en juin 1915, il fut cité le 4 octobre 1915 à l’ordre du régiment avec la mention suivante : « s’est distingué comme signaleur à l’artillerie, sous un feu des plus violents et malgré la proximité de l’ennemi qui lui lançait des grenades ». Il fut grièvement blessé le 24 août 1915 à la Courterie aux poumons et au bras droit. Après son hospitalisation il passa en février 1916 en service auxiliaire et détaché comme affecté spécial aux Chantiers de la Loire. Il fut démobilisé le 4 avril 1919. Ancien combattant, titulaire de la Croix de guerre, il reçut une pension d’invalidité en 1922 pour les séquelles pulmonaires dues aux blessures subies au combat.
Il se maria le 7 novembre 1916 à Nantes avec Pauline Marie Augustine Pouvreau.
Employé aux chantiers maritimes de Nantes, il entra au réseau Alliance comme agent de renseignements sur la région Bretagne "Chapelle" et le secteur de la Loire-Inférieure (Nantes/Angers). En décembre 1943 une vague d’arrestations frappa le secteur de Nantes et Louis Labalec fut arrêté le 23 décembre et déporté début mai à destination de Strasbourg puis transporté par camionnette au camp de Schirmeck (Bas-Rhin), où il arriva le 20 mai 1944 et y fut interné au block 10 avec les autres détenus du réseau. Il fut accusé d’espionnage au profit d’une puissance ennemie par la Gestapo de Strasbourg et son dossier transmis le 26 juin au Tribunal de guerre du Reich fut classé "NN" (Nacht und Nebel-Nuit et Brouillard).
Devant l’avance alliée les 106 membres du réseau Alliance détenus à Schirmeck, dont Louis Labalec, furent sur ordre du Haut commandement de la Wehrmacht (OKW) à Berlin, transférés en camionnette par fournées de 12 vers le camp de concentration du Struthof, où ils furent dans la nuit du 1er au 2 septembre 1944, abattus d’une balle dans la nuque à la chambre d’exécution puis incinérés directement dans le four crématoire du camp, situé dans le même bâtiment.
Il fut déclaré "Mort en déportation" par arrêté du 6 février 1992.
Son nom figure sur la plaque commémorative du réseau S.R. Alliance au camp de concentration du Struthof, à Natzwiller (Bas-Rhin).
Sources

SOURCES : Arch. Dép. Loire-Atlantique (État civil ; registres matricules) — Marie-Madeleine Fourcade "L’Arche de ¨Noé", Fayard 1968 — Auguste Gerhards "Tribunal du 3e Reich", archives historiques de l’armée tchèque, à Prague, éditions du Cherche Midi, Paris 2014.— Mémorial de l’Alliance", 1948.— Livre Mémorial des Déportés de France" de la F.M.D. tome 2.— Mémorial GenWeb.— Wikipédia "Réseau Alliance" et "camp de concentration de Natzweiler-Struthof".

Jean Louis Ponnavoy, Michel Thébault

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