Né le 4 septembre 1924 à Hayange (Moselle), tué le 22 février 1944 à Eygalayes (Drôme) ; maquis Ventoux, Armée secrète (AS).

Fils de Marie Joseph Wachbar, mécanicien-moto, et de Marie Brennemann, résidant à Hayange, célibataire, Maurice Wachbar avait quitté la Moselle pour échapper à l’enrôlement dans la Wehrmacht. Passant clandestinement la ligne de démarcation, il rejoignit sa tante à Sisteron (Basses-Alpes/Alpes-de-Haute-Provence). Il intégra le maquis Ventoux le 4 février 1944 présenté par Philippe Beyne, le fondateur du maquis. Il ne figure pas sur la liste des membres du maquis établie avant les événements du 22 février par ses responsables. Il appartenait à la 1e section du maquis, logée dans l’école du village d’Izon-la-Bruisse (Drôme). Le maquis fut attaqué à l’aube du 22 février 1944 par un commando de chasse de la Lutwaffe et des auxiliaires français de la 8e compagnie Brandebourg. Les maquisards de la 1e section surpris dans leur sommeil furent conduits non loin à la ferme Monteau, sur le territoire d’Eygalayes, et exécutés quatre par quatre au lieu-dit Malchampet.
Maurice Wachbar apparaissait aussi dans une version antérieure avec le patronyme erroné de Wilbert Waeblick.
Sources

SOURCES : Arch. dép. Drôme, fonds de l’AERD (dossier remis par le fils d’André Vincent-Baume). — site internet Mémoire des hommes (AC 21 P 168786). — Association pour la Mémoire de la Résistance et de la Déportation dans les Hautes-Baronnies (Mémoire Résistance HB), La tragédie du maquis d’Izon-la-Bruisse, 22 février 1944, Eygalayes, 2013, p. 130-131. — Laurent Pascal, Maquis Ventoux, op. cit.— Joseph La Picirella, Témoignages sur le Vercors, 14e édition, 1991. 88. — Cdt Pons, De la Résistance à la Libération, rééd. 1987, p. 270.

Robert Serre, Jean-Marie Guillon (à partir du travail de Robert Pinel et de Mémoire Résistance HB)

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