Né le 2 novembre 1875 à Latour-Bas-Elne (Pyrénées-Orientales), abattu le 19 août 1944 lors des combats de la Libération de Perpignan (Pyrénées-Orientales) puis mort à son domicile des suites de ses blessures le 21 août à Perpignan ; agriculteur à Latour-Bas-Elne puis Perpignan ; résistant (MUR /AS)

Selon les sources, son prénom usuel était « Isidore » ou « Joseph ». Il était le fils de Joseph, journalier, et de Marie Camps, âgés respectivement de trente et un et de vingt-sept ans en novembre 1875. Marié, Isidore Vidal était le père de quatre enfants.
Du 16 novembre 1896 au 23 septembre 1899, il effectua son service militaire au 17e régiment de Dragons (Carcassonne, Aude). Pendant la Première Guerre mondiale, il fut mobilisé à partir du 20 août 1915 au 2e régiment du Génie (Montpellier, Hérault), unité éclatée depuis août 1914 en compagnies divisionnaires ou compagnies de corps d’armées. Il fut ensuite muté, le 18 septembre 1917, au 11e escadron du train. Il fut démobilisé le 15 janvier 1919.
Isidore Vidal habitait en 1902 à Cerbère (Pyrénées-Orientales). En 1903, il était de retour à Latour-Bas-Elne. En 1944, il résidait 4, impasse Saint-Christophe à Perpignan. Membre des MUR et de l’AS de Perpignan, il participa avec d’autres FFI aux combats de la Libération de Perpignan. Un Allemand (ou des Allemands) tira sur lui à bout portant le 19 août 1944. Blessé, il fut conduit à son domicile où il mourut le 21 août. Certaines sources affirment qu’il fut une victime civile.
Il fut enterré au cimetière de l’Ouest de Perpignan mais pas dans le carré militaire comme les autres dix-sept autres victimes des combats de la Libération de la ville enterrés avec lui le 22 août 1944. Les cercueils furent transportés à dos d’homme dans les rues de la ville. Ils défilèrent devant une foule nombreuse, parcourant les rues du centre ville de la mairie jusqu’à la cathédrale Saint-Jean Baptiste où Mgr. Bernard, évêque d’Elne-Perpignan, donna l’absoute. De là, le cortège, se rendit au cimetière de l’Ouest, parcourant le centre-ville une partie des quartiers du sud-ouest de Perpignan. Nous ignorons si Isidore Vidal reçut la mention « mort pour la France ».
Perpignan, combats de la Libération de la ville (19-20 août 1944)
Sources

SOURCES : Arch. dép. Pyrénées-Orientales, 1 R 423, f° 72. — Arch. com. Latour-Bas-Elne, registres de l’état civil. — Le Républicain, quotidien, organe du CDL des Pyrénées-Orientales, 26 août 1944. — Ramon Gual & Jean Larrieu, Vichy, l’occupation nazie et la Résistance catalane, II b, De la Résistance à la Libération, Prades, Terra Nostra, 1998, p. 924. — Jean Larrieu, Vichy, l’occupation nazie et la Résistance catalane, I, Chronologie des années noires, Prades, Terra Nostra, 1994, 400 p. [p. 350]. — Georges Sentis, Dictionnaire biographique des résistants et des civils des Pyrénées-Orientales tués par les Allemands et les collaborateurs, Perpignan, Éditions M / R, 28 p. [p. 24]. — Cristià Xanxo, La libération de Catalunya Nord ou le retrait allemand. Samedi 19 et dimanche 20 août 1944, Prades, Terra Nostra, 2015, 151 p. [p. 444 ; pp. 94-95].

André Balent

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